Terre – Social : Pour quelques 250 euros, il est possible de construire une serre souterraine qui vous permettra de jardiner toute l’année durant, malgré et au-delà du froid.

Construire un Walipini

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Cette serre s’appelle un Walipini ou Walipinas.

Le Walipini est une alternative abordable et efficace aux serres en verre.

Tout d’abord développée il y a 20 ans pour les régions montagneuses froides d’Amérique du Sud, cette méthode permet aux agriculteurs du monde entier de maintenir un potager productif toute l’année, même lorsque le climat est froid. (src)

 

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© Benson Institute

Si vous voulez en construire un, je vous propose un guide gratuit (PDF)>>> Clic Clic Clic

En outre, j’ai trouvé un site très très très complet qui devraient répondre à beaucoup de questions.

Il est en anglais mais vous pouvez traduire le texte en passant par Google Chrome ou par Firefox… Clic droit et traduction de la page. http://peswiki.com/index.php/Directory:Walipini_Underground_Greenhouses

Voici une réalisation formidable en Bolivie. A voir à partir de 01:49 ! (Merci à l’Asso Macha’k Wayra)







Voici une autre utilité du walipini, hélas…

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Nous ne sommes plus sur les réseaux.
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73 commentaires

  1. je suis tres interresser par ce sujet

  2. Bonjour,

    Je suis intéressé pour faire ce genre de serre à 1200 mètres d’altitude en France. Y a t il des témoignages en France ? expériences ou images?
    merci

    • Bonjour,
      ça fait quelques temps que je n’ai pu suivre les messages postés ici !
      Les walipinas fonctionnent bien sur l’altiplano andin (c’était déjà un mode de culture utilisé par les incas) pour plusieurs raison :
      – La lattitude : le soleil est toujours haut dans le ciel, donc la lumière pénètre très facilement dans la walipina pour permettre une photosynthèse optimale.
      – Les journées sont quasi aussi longues que les nuits, (nous sommes proches de l’Equateur) et le degré d’ensoleillement est très constant sur l’année
      – Il peut y faire très froid la nuit, j’y au connu du -25, mais il faut savoir que l’amplitude thermique peut atteindre 50°, ça veut dire que le soleil chauffe à pleine puissance en journée. L’inertie thermique évite le gel malgré la rudesse de la nuit.

      Donc, pour celles & ceux qui se posent la question sous des latitudes plus nordiques (Suisse, Canada etc..), il faut envisager des solutions tout à fait différentes. – Lumière-chaleur-
      S’il gèle à -30 comme le dit « Seignalet Dominique », et ce, de jour & nuit, il gèlera inévitablement dans la walipina.
      Il faut de ce fait un chauffage et de la lumière adéquat et une couverture mieux adaptée que simplement des tôles en pvc transparent. La neige sera aussi un problème pour la lumière … où une alliée de par sa capacité isolante, mais dans ce cas il faut absolument une lumière adaptée. Le chauffage d’un tel dispositif sera moins coûteux que dans une serre hors sol mais ne sera pas négligeable en coût.
      Gael Fluide …. devoir maintenant cultiver sous terre alors que le besoin ne s’en était pas fait sentir …
      Non, ce procédé est quasi millénaire et n’était que pour pouvoir vivre sous les climats naturellement hostiles, l’altiplano en fait parti.
      Maintenant vient la question des dérangement climatiques …. là, c’est une toute autre affaire.

  3. Oui en effet le budget risque d’être plus important. Merci pour la réponse rapide.

    J’espère pouvoir m’en construire une jour.

  4. Bonjour,

    je trouve le concept très intéressant et pour le moins efficace.

    J’ai remarqué que les photos prises dans l’article concernent un environnement assez aride. Mais dans les régions tempérées et notamment en Europe, y a-t-il des protections contre les rongeurs et autres animaux qui peuvent creuser et accéder au potager ?

    • Bonjour Beetlejuice, Tout est possible mais bien entendu votre budget sera un peu plus important. En effet, vous pouvez construire un mur de brique intérieur comme on le fait pour les caves enterrées. Ensuite, boucher la plus petite interstice et vous serez totalement tranquille 🙂

  5. Réponse à :
    Gael Fluide le 16 octobre 2013 at 20 h 17 min
    C’est pas faux en même temps, on est maintenant obligé de cultiver sous terre alors que la nécessité ne c’était encore jamais fait sentir c’est inquiétant :/

    Dans les lieux que j’ai cité, ce type de production date du temps des INCAS et bien avant encore, Il se trouve qu’avec l’invasion espagnole la méthode s’était perdue. il a fallu re-convaincre les habitants de la pertinence du travail de leurs ancêtre. je rappel tout simplement qu’a 4 000 m il gèle quasiment toutes les nuits même s’il fait chaud de jour. donc les ingénieux incas ont développé une méthode permettant l’autonomie alimentaire aux peuplade Aymara et quechua de l’Altiplano.
    aujourd’hui nous ne faisons qu’une vulgaire copie de ce qui se faisait. Nous n’avons RIEN inventé.
    Ceci dit les amis qui sont contre la méthode peuvent expérimenter la survie sur l’altiplano andin. Ceci leur permettra de mettre leurs préjugés à jour.
    Excellent soirée à vous toutes & tous
    🙂

  6. Propos de Peops 21 octobre 2014 at 13 h 45 min
    contre ce genre de production ! les légumes et les fruits de saison aux saisons !

    cher ami, je pense que tu n’a pas vraiment compris de quoi il s’agit !
    Il ne s’agit prioncipalement pas ici, de culture en climat tempéré.
    Sur l’altiplano il gèle plus de 320 nuit par an. il n’y a donc pas de fruits de saison à moins de les faire venir à grand frais des régions plus chaudes. Dans ces région chaudes il n’y a pas vraiment de fruits de saison, il n’y gèle jamais, la sècheresse n’y sévit pas, donc les fraises et autres fruits y sont présents toute l’année.
    Je peux te conseiller d’y faire un tour et tu comprendras bien mieux ! Sècheresse très froide mais très soleil en journée. Rester vivre en campagne ou déserter la terre des ancètres qui utilisaient déjà ce système (les incas) ou succomber au tentant « exode rural » qui est créateur de bidonvilles etc….
    Je veux bien rester ç ta disposition si tu souhaite plus d’info.
    tu peux aussi voir qq photos sur le cite Web
    Bien amicalement
    dany

  7. contre ce genre de production ! les légumes et les fruits de saison aux saisons !

  8. En tant que membre de Macha’k Wayra (cité + haut, ds le film de tournons le Monde), je peux vraiment attester que ce système révolutionne la production potagère sur l’altiplano.
    Avec 3 production annuelle, nous pouvons largement être jaloux !

  9. Pour Amel
    Adapter ça pour des fruitiers me semble difficile. Il faut une profondeur importante afin que les racines puissent avoir suffisemmant de nourriture. Donc creuser et avoir encore de la terre arable en conséquence est très limite amoins de creuser à plusieurs mettre et renblayer avec de la bonne terre avant d’être à un niveau de plantation acceptable, puis ensuite seuleument réhausser et mettre la toiture.
    Pour un verger c’est impensable et pour mettre juste quelques arbres, c’est un boulot monstre.
    Mais bon, il faudrai étudier davantage la question et trouver des solutions adaptées.
    @+

    • Vous savez pourquoi je crois et j’aime l’Humanité? Grâce à Vous, à Vous tous qui partagez, qui entraidez, qui donnez de votre temps et de votre science pour les autres. Alors voilà, merci!

  10. pensez vous que votre système puisse être adapté pour des fruitiers en Bretagne?

  11. Ns faisons depuis qq temps des Walipinas sur l’altiplano bolivien.
    Pas de complication pour la pente de la toiture, c’est du presque plat. l’élévation d’un mur pour une inclinaison « idéale » crée des pertes de chaleur, alors autant rester au niveau du sol.
    il faut juste de quoi permettre l’écoulement de l’eau.
    voir des photos sur le site de
    Machakwayra.org

    • Merci Dany! Je vais aller voir votre site demain sans faute, je reviens vers vous après! Merci déjà!

      • Pour ce qyui est de la température, l’altiplano ne peut pas être comparé à d’autres endroits.
        les emplitudes thermiques sont énormes, jusqu’a 40 ° en 24 h.
        Mais si cela est destructeur pour une grande majorité de plante, est bénéfique pour la culture en Walipinas, parce que …
        La journée le soleil est intense, élève la température de manière importante dans la walipina, et de ce fait, crée une réserve thermique dans les parois rocheuses. toute cette température est restituée durant la nuit, donc, même à -20 il ne gèle pas. Et aussi, étant assé proche de l’Equateur, le soleil garde une certaine « hauteur ».
        Ici en Europe, en hivers, les températures restent négatives, et sauf en haute montagne, le soleil est plutôt très bas et très timide. donc, inoxérablement au fur et à mesure que l’hivers avance la température finit par bien baisser. Un système de chauffage parait nécessaire (bien sur, chauffage sans énergie fossile et non polluant).
        Ema, a partir de demain matin je m’absenterai pendant qq temps et serai de retour avant la fin septembre. Ns pourrons avoir l’occasion d’échanger par mail. Pour ça il faudra passer par le « contact » du site de Macha’k Wayra (signifie « vent nouveau » en Aymara) . Ce n’est pas moi qui décortique les mails du site, mais il faudra demander le contact avec moi .
        Bonne journée !

  12. Pour revenir sur le problème de température suffisante ou pas. Il y a un autre facteur qui délivre de la chaleur, et tout naturel, la décomposition du substrat est exothermique, donc plus la couche est grosse, plus elle donnera de la température sur la durée. Pour info il fait jusqu’à 70° celsius au coeur d’un tas de fumier.

    • Une info très utile ! Merci pour nous tous! Et vous avez raison, j’ai titré, il y a quelques temps, un article sur une maison qui se chauffe avec du compost de foin. C’est spécial, je le conçois mais c’est vrai qu’adapté à un walipini, ce système pourrait vraiment être intéressant. Merci!

  13. Merci pour l’ouverture de ce sujet passionnant et pour la façon dont vous le gérez. J’aime la façon dont vous informez.
    Cordialement

  14. une précision : non pas que je ne m’intéresse pas à votre concept de serre, mais je ne m’y suis pas penchée, je ne fais que le retenir car pour le moment, j’habite en appartement.

  15. merci à Ema Sandron qui a su répondre à toutes les questions avec beaucoup de pertinence, de simplicité, de générosité et d’humilité. Bravo à vous Ema. Ne changez rien, un ami m’a envoyé un lien sur Facebook et comme je l’aime beaucoup et qu’il ne me conseille que des trésors… j’ai cliqué et j’ai plus découvert sur la personne que sur la serre… ceci en toute amitié.

  16. J’adore le principe, c’est tellement simple et moins energivore qu’une serre classique même si chez nous, en guadeloupe, il n’y en a pas besoin

  17. la neige il suffit de l’enlever au fur et a mesure comme pour une serre normale.

  18. Attention aux instructions du PDF en lien plus haut… elles sont faites pour l’hémisphère Sud ! Si vous êtes situé dans l’hémisphère Nord, il faut orienter et implanter votre « walipini » dans l’autre sens (CQFD).

    • Bien vu! Il y a une méthode pour calculer l’orientation sous le lien que j’ai rajouté en dernier lieu, il me semble! Je vous remercie du fond du coeur pour cette information précieuse!

  19. J’aime vraiment ce type de projet quasiment invisible de l’extérieur. La terre de l’excavation peut être placée en monticule coté nord et ce talus (gratuit) couvert de végétation, fleurs, buissons etc. La couverture peut être en poly-carbonate pas trop cher et super solide – plus résistant à la grêle que le verre ou qu’une simple bâche plastique. Tant qu’a faire un trou dans le jardin, je préfère ça qu’ne piscine.

  20. Bonjour
    pour la neige que se passe t’il? Le poids ne risque t’il pas d’endommager la toiture?

    • Si, je suppose que si. Je ne suis pas spécialiste mais le toit doit être incliné, la neige devrait donc ne pas s’y accrocher. Mais, il existe aujourd’hui des plastiques qui laissent filtrer la lumière (comme les panneaux d’une véranda) et qui sont fort résistants… Ne pas oublier le vide ventilé entre les deux couches de panneaux… Je crois qu’il faudrait poser la question sur un forum : Je vous propose celui-ci ? http://forum.permaculture.fr/viewtopic.php?f=3&t=10241

  21. En fait dans une monde mondialisé les plantes que tu bouffe en hiver viennent de l’autre coter de la terre…
    Sa te permet de cultiver des légumes bio.
    et de te préparer a la fin du mooooooooonde !!
    Mou hahahahahaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa

    • La fin du monde, c’est chaque année depuis que je suis née et j’ai cinquante ans! Pas sûr que je sois très sensibilisée. Par contre, j’aime les mystères, j’aime la philosophie, la théosophie, la … bref, tout ce qui finit en ie…. en tion et en ement… en gros …hein?

  22. pour les inquiets, cultiver sous terre est juste une méthode nouvelle d’isolation thermique et de capture de la lumière-energie, une modification géo-physiologique,
    aucun signe de difficultés a faire pousser digne de la fin des temps.
    a près d’un mètre sous terre quid des nutriments?apports/intrants?

  23. Bonjour. Si cette serre vous intéresse alors vous apprécierez le travail de l’architecte Yona Friedman qui présente exactement le même principe pour l’habitat. Il s’agit d’un architecte humaniste et généreux. Il a écrit l’ « Architecture de survie » qui traite du logement et de l’alimentation avec des moyens simples, tels la serre présentée ici.

  24. Le schéma montre une toiture inclinée à 39° sur la verticale pour la mettre perpendiculaire au soleil du solstice d’hiver. Mais on la dessine à 39° sur l’horizontale. En la mettant à 39° sur la verticale, la butte de terre serait beaucoup plus importante, crléerait une prise au vent non négligeable, avec des turbulences destructrices sur la couverture transparente.
    D’autre part, l’inertie thermique dont on parle ne se mesure pas en °C. L’inertie thermique est une grandeur physique qui s’oppose au changement de température. Il est vrai que la masse de terre qui entoure la culture s’oppose aux changements de température, que ce soit en refroidissement ou en surchauffe. Mais il ne fera pas aussi chaud sur les cultures qu’à 2,50 m sous terre, parce que sous terre, il n’y a pas de rayonnement vers la voûte céleste.

    Bref, cette technique est valable dans des régions tempérées, où l’hiver est trop froid pour cultiver des salades en plein champ, mais pas pour des climats comme ceux du Québec. Il ne faut jamais imaginer qu’une solution écologique valable en un point du globe l’est en tous points du globe.

    • Votre intervention est très précise et fort utile! Je vous en remercie! Il me semblait pourtant avoir lu que l’idée avait été exploitée en haute montagne? Je retourne vérifier ça 🙂

      • Voilà, j’ai trouvé. Le mot «Walipini» vient de la langue indienne Aymara et signifie «lieu de chaleur ». Ces lieux sont capables de faire pousser des bananes à 14.000 pieds d’altitude dans les Andes… Soit à 4000 mètres, Alors pour le Québec, il y a peut-être moyen de faire pousser des salades?

  25. Bonjour ! Qu’en est-il des métaux lourds et autres produits que l’on trouve habituellement en profondeur ?

  26. Je suis très intéressée mais pour l’Afrique, ici on parle de protéger la production contre le froid de l’hiver, mais ce qui m’intéresse est aussi de protéger contre la trop grande chaleur et les grandes pluies.
    Possible?

  27. jusqu’à qu’elle température ça peut un walipini tolérer pour être efficace. Je veux savoir si ça peut tolérer les hivers québecois -30 degré celsius

  28. chouette encore vivre sous terre !

    • En fait non… juste vos salades… vous vous n’êtes pas obligé d’y habiter 🙂 Pardon… c’était … bof… Pardon! HiiiiiiiHiiii … Pardon !

      • C’est pas faux en même temps, on est maintenant obligé de cultiver sous terre alors que la nécessité ne c’était encore jamais fait sentir c’est inquiétant :/

        • Oui, je pense qu’on peut en effet voir ça comme ça aussi. Les temps sont durs. Or au-delà des petits sous que cela peut rapporter, il y a aussi une question de santé. Ne pas donner n’importe quoi à manger à ses enfants, par exemple.
          Il y a aussi énormément d’autres avantages. Par exemple, cultiver dans des pays froids comme la Suisse, ce n’est pas toujours simple. Avec ce système, tout devient possible. Autre exemple, avec ce qui se passe pour l’instant en France, on peut se dire aussi que lorsque vous enterrez votre future récolte, il y a aussi moyen de mieux la protéger d’un vol. Cordialement.

          • seignalet dominique

            ne faut il pas du soleil pour les cultures?avez vous des lampes UV en remplaçement?

          • il existe également la permaculture adaptable sur toutes les région du globe !

          • vous pouvez m’éclairer sur ce qui se passe en france?

            • La crise économique ne sévit pas qu’en France. Elle est partout et pousse certaines personnes au vol. Ainsi, il n’est plus rare de voir titré dans les journaux officiels d’Europe… (pas que de France) qu’une officine, qu’un magasin d’alimentation ou qu’un jardin a été pillé!
              Parfois, dans les champs, des vaches sont dépecées sur place…
              Sans devenir paranoïaque et sans tomber dans un effet de dramatisation, cet effet est pratiquement inévitable lorsque la faim est là et l’on a du mal à joindre les deux bouts. Hélas, il faut bien se dire que ce ne sont pas les personnes riches qui sont volées… Une fois encore, ce sont des familles qui travaillent dur déjà que l’on vole… Alors voilà, le Walipini peut également être un moyen de ne pas montrer ce que l’on cultive.
              Bref, voilà tout ce que je sais.

        • Ben alors, y’a plein de choses qui se cultivent sous terre… les carottes, les asperges, les endives, les patates :). J’aime bien cette serre semi enterrée, on peut mettre la musique à fond sans (trop) déranger les voisins… le son est bloqué sur les cotés et il est forcé d’aller vers le haut. Idéale, cette serre est utile aux temps froids pour les cultivars et plantations… En été : trop bien pour l’apéro du soir et faire la fête au frais !
          Elle est pas belle la vie ?

    • peut-être aussi une bonne protection contre les chemtrails qui nous bombardent tous les jours ! je me pose souvent la question à propos du bio…