Créer de la biodiversité en limitant le fauchage des prés? Oui, ça marche!

La fauche tardive bonne pour la diversité

La fauche tardive bonne pour la diversitéBiodiversité – Terre : Depuis quelques années, certaines villes laissent la biodiversité se développer dans certains de leurs espaces verts. Mais pas question pour autant de laisser les massifs à l’abandon.

Par exemple, le service “Espaces verts” de la ville de Longjumeau (F) organise une gestion diversifiée qui adapte la tonte ou le fauchage à la situation et l’intérêt naturel du lieu.

Tous les ans, avec les beaux jours arrive la floraison et les nombreux massifs longjumellois prennent des couleurs. Qu’il s’agisse de tapis horticoles, de tapis semés, de plantes vivaces ou de prairies fleuries, chacun est entretenu selon son environnement et un rôle bien précis.

Ainsi, les pelouses autour des espaces fleuris sont fauchées en fonction d’une ambiance paysagère souhaitée. Un plan définissant les différents espaces herbacés de la ville a été dressé et les classes en quatre catégories d’entretien.

Quatre catégories
La première catégorie concerne les zones urbanisées. Ici, le fleurissement a une vocation principalement esthétique. Les gazons seront entretenus avec une tonte à une hauteur de 5 cm.

La seconde recense des espaces plus ouverts qui tendent vers un environnement plus naturel. Les pelouses seront coupées à 10 ou 15 cm de hauteur afin de maintenir un espace de vie pour la faune et la flore. Les déchets de tontes seront ramassés.

La catégorie trois rassemble les espaces à l’orée de zones champêtres mais fréquentées de manière permanente par le public. Une tonte sera réalisée sur une largeur de 1 m à 1,20 m en lisière des cheminements et voies de circulations afin de maintenir l’herbe à une hauteur de 10 à 15 cm. La zone en retrait sera fauchée trois fois dans l’année (mai, juin et à la rentrée) également de 10 à 15 cm. Là aussi, les déchets de fauchage seront exportés.

La dernière catégorie est destinée aux espaces situés en lisière de zones champêtres mais peu fréquentés par le public. Une tonte (10-15 cm) sera tout de même administrée en bordures des chemins et des routes, mais les parties plus retirées ne seront fauchées qu’une fois dans l’année au mois de septembre-octobre.

Sur le sujet,  un groupe de chercheurs dirigé par le Dr Jean-Yves Humbert et le professeur Raphaël Arlettaz de l’Institut d’écologie et évolution de l’Université de Berne, expliquent – eux aussi – dans une publication récente, que la biodiversité dans les prairies peut être obtenue par des moyens simples, comme de moins souvent faucher les pelouses. 

Et que ce n’est pas seulement bon pour les humains mais également pour nos abeilles.

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Sur le sujet, je vous propose un lien vers cet article scientifique très fouillé qui vous apportera – peut-être – encore quelques bons conseils>>> Clic Clic Clic

Img Diapo

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