Ferme prison de SaliakroPrison – Argent : Ils sont beaucoup à réfléchir que l’argent des citoyens ne devrait pas servir à nourrir, loger et soigner les prisonniers. Peut-on leur jeter la pierre? A vous de voir!

Depuis des années déjà, certains pays ont décidé de ne plus utiliser l’argent des citoyens qu’avec parcimonie et intelligence. Ils permettent à une population carcérale de vivre « librement » tout en l’obligeant à mettre en place les objets de sa survie!

C’est le cas de la prison de Saliakro en Côte d’Ivoire : une prison agropastorale qui s’étend sur 450 hectares.

En effet, les prisonniers sont obligés de construire pour se loger; d’apprendre à cultiver pour se nourrir, de laver leur linge, de réparer leurs outils et j’en passe.

Et si vous demandez aux prisonniers ce qu’ils en pensent, ils estiment souvent qu’ils ont beaucoup de chance.

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Sur le sujet, je vous propose un article de fond écrit par www.linfodrome.com >>> ICI ICI ICI 

Il y a moins d'enseignements dans ces articles que d'indications d'étude : le désir de ceux qui liront complétera vite et bien toutes leurs imperfections.

3 commentaires

  1. Bonsoir Yan__el, je suis ravie d’avoir pu prendre connaissance de ces arguments que j’estime très importants. Vous avez, en effet, une vision panoramique sur le problème que je n’ai pas. Nous pouvons donc apprendre mille choses de vos mots. Par exemple, le fait que vous remplaciez l’Etat au centre de ses obligations. J’ai eu l’occasion de voir plusieurs documentaires sur ce genre de prison, un peu partout dans le monde. A chaque fois, j’ai trouvé que la personne y était traitée avec plus de considération que dans les prisons traditionnelles. L’obligation de travailler est là mais ce ne sont pas les travaux forcés. Les prisonniers travaillent de 8 à 12 heures (en Suisse, les travailleurs font encore 12 heures jour… sans avoir tué personne ni voler, ni autres… ) Il faut se rendre compte que la vie est dure pour tout le monde. Loin de moi l’idée d’en faire des camps… mais plutôt des lieux où rien n’est donné sans recevoir. Ainsi, certains s’occuperont du linge et d’autres de construire. Certains de planter et d’autres de récolter. Toujours avec justice et encadrement. Mais, je comprends votre point de vue et c’est vrai qu’il faut peut-être trouver une solution plus souple, plus personnalisée pour que les dérives ne soient pas possibles. Bref, ces prisons sont une piste … de réfléxion vers, je l’espère, d’autres manières d’emprisonner les gens. Et il faudrait également remettre au débat le fait que soit on puni puis on pardonne ou alors on trouve une autre solution que la peine de mort… mais une solution pour ne pas punir les gens durant 20 ans pour les punir encore toute leur vie lorsqu’ils ont purgé leur peine. Amicalement.

  2. Ce concept d’insertion des personnes incarcérées est très interessant.
    nos « belles » (en comparaisons aux prisons traditionneles ivoiriennes) prisons en Europe n’ammènent pas aux résidents d’y avoir une vie normale. bien au contraire, la promiscuité, la passivité et l’ennuie les amène à des vices bien pires que ceux qui les y ont aménés. Dans les pays dit développés, l’incarcération est synonime de destruction alors que ça devrait être le contraire.
    Activités plutôt qu’oisiveté !

    • Oui, j’aime beaucoup ce concept car il permet aux personnes de rester dignes. Et si la prison sert bien à punir pour pouvoir pardonner… (car sinon à quoi cela sert-il de punir comme ça?)… eh bien, il s’agit-là d’une bonne manière (du moins d’une façon qui va vers un meilleur). Les gens se sentent utiles, ils travaillent ensemble et comprennent comme nous la valeur d’une simple carotte!