Pas de Transplantation : Ils ont trouvé un moyen de soigner un foie cyrrhosé!

prise de sang
La transplantation du foie

img : www.liver.ca

San­té — Foie : Une équipe de l’UNIGE (Uni­ver­sité de Genève)… annonce avoir trou­vé une alter­na­tive à la trans­plan­ta­tion hépa­tique, un médica­ment biologique, pour traiter des mal­adies du foie comme la cir­rhose.

Les chercheurs ont eu l’idée d’utiliser des cel­lules souch­es mésenchy­ma­teuses et de les encap­suler. Ils sont les pre­miers au monde à démon­tr­er que, grâce à cette encap­su­la­tion, ces cel­lules sont capa­bles de libér­er des molécules anti-inflam­ma­toires et de dimin­uer la fibrose hépa­tique en lab­o­ra­toire.

Jusqu’à aujourd’hui, le seul traite­ment disponible pour les patients en phase ter­mi­nale de patholo­gies hépa­tiques, telles que la cir­rhose qu’elle soit causée par l’alcool ou les hépatites virales, était la trans­plan­ta­tion du foie.

[box type=“info”]Pour la pre­mière fois, des cel­lules souch­es mésenchy­ma­teuses encap­sulées sont util­isées pour le traite­ment de mal­adies hépa­tiques. Ce qui veut dire en gros que si tout va bien le patient ne devra plus atten­dre un foie[/box]

En col­lab­o­ra­tion avec l’Ecole Poly­tech­nique Fédérale de Lau­sanne (EPFL), des cel­lules souch­es humaines, obtenues à par­tir d’une sim­ple biop­sie de la moelle osseuse de patients, ont été encap­sulées à l’aide de nou­veaux com­posés (algi­nate-polyéthylène gly­col) pour for­mer des microsphères fonc­tion­nant comme des bioréac­teurs. Inté­grées dans ces microsphères, les cel­lules souch­es se régénèrent et pos­sè­dent notam­ment des pro­priétés immuno­sup­pres­sives et antifi­bro­tiques.

Dans le cadre de cette étude, le Dr Raphaël Meier et son équipe ont mon­tré que ces cel­lules avaient un effet anti-inflam­ma­toire pour répar­er et régénér­er le foie malade.

La prochaine étape sera de trans­planter les cel­lules souch­es encap­sulées à des per­son­nes atteintes de cir­rhose, en par­ti­c­uli­er lorsque celle-ci se com­plique d’une hépatite, une sit­u­a­tion pour laque­lle aucun traite­ment n’est disponible, pas même la trans­plan­ta­tion, et qui est fatale chez un patient sur deux.

Cette nou­velle thérapie, encore au stade de la recherche pré­clin­ique, con­stitue un réel espoir au vu du déséquili­bre impor­tant entre le nom­bre de don­neurs d’organes qui reste faible et le nom­bre crois­sant de patients en attente d’une trans­plan­ta­tion, notam­ment de foie.

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