Comment choisir des bougies qui n’encrasseront pas vos poumons? Par ici…

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fumée noire bougieSan­té — Pol­lu­tion : Le saviez-vous? La plu­part des bou­gies sont fab­riquées à par­tir de paraf­fine!

Et alors?  Eh bien, la paraf­fine est un sous-pro­duit de pét­role (un dérivé de la boue qui provient du pét­role brut raf­finé). En out­re, si vos bou­gies sont fab­riquées en Chine, il y a de bonnes chances que les mèch­es con­ti­en­nent du plomb.

Solu­tion : Si vous êtes à la recherche d’une alter­na­tive, je vous sug­gère des bou­gies qui sont fab­riquées à par­tir de cire d’abeille ou de soja.

Si vous êtes intéressée(-e) par le sujet, je vous pro­pose cet arti­cle qui provient du site suiv­ant »> Clic Clic Clic

Choisir et gérer ses bougies pour éviter la suie

Bougie

Chaque bougie a une longueur de flamme à ne pas dépass­er pour éviter de pol­luer l’air de son logis.

Une bougie de bonne qual­ité pro­duit peu de pol­lu­ants dans l’air intérieur, si sa mèche a été coupée courte, si elle brûle à l’abri des courants d’air, et si elle n’est pas trop proche d’autres bou­gies allumées. Mais bien des bou­gies émet­tent de la suie (par­tic­ules fines), lorsqu’on ne prête pas atten­tion à leur flamme. Leur fumée, dis­crète ou franche­ment noire quand l’émis­sion de suie est abon­dante, peut non seule­ment nuire à la san­té, mais aus­si noir­cir, au fil des ans, les murs, les pla­fonds et le mobili­er.

Chaque bougie a une longueur de flamme idéale à ne pas dépasser pour éviter de polluer l'air de son logis

Combustion automatique

Une bougie est com­pa­ra­ble à une petite chaudière: la réserve de com­bustible, c’est le cylin­dre de cire; et le brûleur, c’est la mèche. Si vous regardez bien la mèche d’une bougie en train de brûler, vous ver­rez com­ment la cire fond au con­tact de la chaleur de la flamme, puis com­ment la cire liq­uide monte par cap­il­lar­ité dans la mèche, jusqu’à être vapor­isée puis con­sumée au niveau de la flamme. C’est, bien sûr, l’oxygène de l’air qui per­met la com­bus­tion de la cire, et, comme dans une chaudière, la qual­ité de cette com­bus­tion dépend du bon dosage d’air frais et de com­bustible. Trop d’air, et la flamme va jusqu’à s’étein­dre — c’est ce qui arrive lorsqu’on souf­fle sur une bougie. Pas assez d’air, et la cire incom­plète­ment brûlée s’échappe sous forme de suie. Lorsqu’une bonne bougie brûle dans de bonnes con­di­tions, elle ne pro­duit pra­tique­ment pas de suie: sa flamme est de taille con­stante; elle brûle régulière­ment et ne s’agite pas.

La longueur de la mèche règle la hauteur de la flamme

Les bou­gies peu­vent être con­sti­tuées de dif­férentes cires, sou­vent mélangées ou dis­posées en couch­es con­cen­triques: cire d’abeille, paraf­fines (tirées du pét­role), stéarines (tirée des graiss­es ani­males ou végé­tales), etc. Les bou­gies qui ne coulent pas ont une couche de cire extérieure qui fond à une tem­péra­ture plus élevée que la masse intérieure, ce qui crée une enceinte pour con­tenir la cire fon­due. Les bou­gies se dis­tinguent aus­si par leur mèche, générale­ment en fils de coton tressés et imbibés d’acide borique, à la sec­tion ronde ou aplatie.

La flamme d'une bougie avant et après réduction de la longueur de la mèche

À gauche • À cause de sa mèche dev­enue trop longue, la flamme de cette bougie a gran­di jusqu’à attein­dre son “point de fumée”: des par­tic­ules de suie s’échap­pent en créant des pointes dans le haut de la flamme.

À droite • La même bougie après qu’on ait rac­cour­ci sa mèche: toute la suie est brûlée dans la flamme, dont la pointe est main­tenant ronde et lisse.

Il faut savoir que, pour chaque type de bougie, en rai­son de la com­po­si­tion de sa cire et du diamètre de sa mèche, il y a une hau­teur de flamme à ne pas dépass­er pour éviter la pro­duc­tion de suie: c’est le “point de fumée”. Lorsqu’une bougie atteint ce point, le som­met de sa flamme est héris­sée de petites pointes, au lieu d’être lisse et rond. Ces pointes révè­lent les tra­jec­toires des par­tic­ules de suie qui s’échap­pent par le haut, au lieu d’être entière­ment brûlées dans la flamme. Et c’est une indi­ca­tion que la mèche pompe trop de cire par rap­port à la quan­tité d’air qui peut ali­menter la réac­tion de com­bus­tion. Pour dimin­uer le débit de cire, il faut agir sur le brûleur, autrement dit rac­cour­cir la longueur de la mèche, ce qui aura pour effet de réduire la hau­teur de la flamme — et de per­me­t­tre à la bougie de dur­er plus longtemps.

Plus sa mèche est épaisse, et plus une bougie est sus­cep­ti­ble d’émet­tre de suie dans l’air ambiant. Une mèche très fine (env­i­ron 1,5 mm d’é­pais­seur) n’of­fre pas assez de débit à la cire pour attein­dre le “point de fumée”, même si elle est très longue.

Raccourcir la mèche avant d’allumer

Avant d’al­lumer une bougie, on aura donc intérêt à rac­cour­cir sa mèche, générale­ment en dessous du cen­timètre: 6 à 8 mm est une longueur qu’on peut adopter pour la plu­part des bou­gies. Plus la mèche est épaisse, plus elle doit être tail­lée courte. Et si la flamme grandit peu à peu jusqu’à attein­dre son “point de fumée”, on réduira à nou­veau la longueur de la mèche. On fera évidem­ment de même si la bougie émet une fumée noire. Et si on ne parvient pas à empêch­er une bougie de fumer en agis­sant sur sa mèche, il vaut mieux ne pas l’u­tilis­er à l’in­térieur.

Ver luisant qui raccourcit la mèche d'une bougieLes mèch­es de la plu­part des bou­gies indus­trielles sont conçues pour régler automa­tique­ment leur longueur (elles sont “auto­mouchantes”): elles se courbent en s’al­longeant, jusqu’au moment où elles vien­nent brûler dans la flamme — ce qui les rac­courcit. Mais le mécan­isme n’est pas tou­jours par­fait. De plus, de la suie peut s’ac­cu­muler en bout de mèche, en for­mant des petites boules noires: à rac­cour­cir…

Le moment d’étein­dre la bougie est aus­si une occa­sion d’éviter de pro­duire des par­tic­ules fines: au lieu de souf­fler sur la flamme — ce qui va engen­dr­er de la fumée — on peut couch­er la mèche dans la cire fon­due, puis la redress­er aus­sitôt pour qu’elle ne reste pas prise dans la cire. Pour l’opéra­tion, on peut utilis­er la pointe des mêmes ciseaux qui ont servi à réduire la mèche.

À consumer avec modération

Les bou­gies don­nent une ambiance chaleureuse à nos foy­ers; elles agis­sent donc favor­able­ment sur notre moral. Si on les choisit et les utilise bien — en si on les sur­veille pour éviter un incendie — elles ne posent pas de prob­lèmes par­ti­c­uliers. Mais il faut savoir qu’il y en aucune qui soit bonne pour la san­té. Il vaut donc mieux éviter d’en faire brûler beau­coup à la fois. Quant aux bou­gies par­fumées ou “désodor­isantes”, on les emploiera avec mod­éra­tion, car elles ont davan­tage ten­dance à pro­duire de la suie. La flamme d’une bougie ne peut pas épur­er l’at­mo­sphère d’une pièce: elle ne fait que rajouter des pol­lu­ants dans l’air. De plus, elle ne “mange” pas les mau­vais­es odeurs, mais elle dif­fuse des molécules qui leur­rent notre nez en cou­vrant les odeurs qui nous dérangent. Or, de plus en plus de per­son­nes allergiques ou asth­ma­tiques sont incom­mod­ées par les sub­stances odor­antes, qu’elles soient naturelles ou non. L’aéra­tion des locaux reste sou­vent la meilleure for­mule pour se débar­rass­er des odeurs désagréables.

 

Quelques bonnes pra­tiques pour l’u­til­i­sa­tion des bou­gies :

  • Utilis­er les bou­gies avec mod­éra­tion: moins il y en a qui brû­lent dans une pièce, moins on pol­lue l’air intérieur.
  • Choisir des bou­gies de bonne qual­ité, et préfér­er celles qui con­ti­en­nent unique­ment de la cire: plus il y a de matéri­aux et de sub­stances qui brû­lent (col­orants, par­fums, pail­lettes, décors), plus il y aura de pol­lu­ants dif­férents dans l’air.
  • Éviter les bou­gies avec une grosse mèche: plus la mèche est épaisse et plus la bougie aura ten­dance à émet­tre de la suie.
  • Éviter de plac­er une bougie dans un courant d’air (bouche d’aéra­tion, fenêtre non étanche): lorsque la flamme s’agite, la bougie brûle mal et a ten­dance à fumer.
  • Éviter de plac­er une bougie trop pro­fondé­ment dans un récip­i­ent qui n’a pas de prise d’air à la base: l’aéra­tion de la flamme se fait mal et la bougie a ten­dance à fumer. Si le haut du récip­i­ent est noir­ci par la suie, c’est la preuve que la bougie brûle mal.
  • Tenir les bou­gies espacées d’au moins une dizaine de cen­timètres: des bou­gies trop proches sont en com­péti­tion pour l’air et ont davan­tage ten­dance à fumer. Les bou­gies avec plusieurs mèch­es très rap­prochées ont le même prob­lème.
  • Avant d’al­lumer une bougie, couper la mèche en dessous du cen­timètre avec une paire de petits ciseaux (il existe des mod­èles spé­ci­aux pour les bou­gies).
  • Si la bougie se met à fumer, ou la flamme à clig­not­er, réduire la longueur de la mèche. On peut étein­dre la bougie aupar­a­vant, ou procéder à l’opéra­tion sans étein­dre la flamme (c’est un tour de main à pren­dre). L’idéal est de réduire la mèche avant que la bougie pro­duise de la suie (voir pho­tos ci-dessus).
  • Ne pas laiss­er des bouts de mèche ou d’al­lumette dans le haut de la bougie: ils peu­vent aug­menter le débit de cire dans la flamme et donc l’inciter à émet­tre de la suie.
  • Pour éviter de pro­duire de la fumée, étein­dre la bougie avec un éteignoir, ou en noy­ant sa mèche dans la cire et en la redres­sant aus­sitôt.
  • L’e­space au-dessus d’une bougie doit être libre (ne pas laiss­er brûler une bougie entre deux rayons de bib­lio­thèque !). Garder les bou­gies allumées tou­jours sous sur­veil­lance, surtout si on a des jeunes enfants.

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