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Jean-François Millet

S’alimenter – Farine : Après avoir battu une gerbe de céréales (LIRE la partie 1) pour séparer la paille des grains, il fallait ensuite procéder au vannage qui permettait d’enlever les balles du bon grain.

 vannage :

Pour les plus riches, il existait des machines et des « larbins ». Pour les pauvres, il fallait de « l’huile de coude » et un savoir-faire qui se transmettait de génération en génération. Parmi ce dernier, il y avait l’art de pouvoir tresser les joncs, les herbes, les …. pour en faire des paniers ou pour en faire un outil formidable pour l’époque : le van

Comme vous le voyez sur les images, on utilisait une sorte de panier avec deux poignées… que l’on secouait et dont on faisait sauter l’intérieur afin que les parties les plus lourdes aillent au fond… tandis que les parties fines pouvaient s’envoler au gré du vent. Le triage se faisait donc par densité.

A savoir : les Gens faisaient souvent un pré-travail à la fourche, s’il y avait du vent… Ils donnaient des coups de fourches dans le tas. Ainsi les pailles, les poussières, les parties fines s’envolaient. Il paraît qu’il s’agissait d’un beau spectacle. C’est un très beau spectacle que celui de tous ces hommes qui, d’un grand geste circulaire, lancent les chaumes vers le ciel où ils se dispersent au milieu d’un nuage de poussière dorée (T’Serstevens, Itinér. esp., 1963, p. 264).

Hélas ce procédé réclamait une habilité de premier ordre pour obtenir des graines les plus pures possibles (mais qui n’étaient jamais assez pures, dans les faits), un travail énorme et qui était vandangereux pour la santé, car les travailleurs ne savaient pas encore que la vannure, ces fines particules dorées, pouvaient provoquer de sérieux troubles respiratoires et des infections au niveau des yeux.

Du coup, s’ils ne se sont pas plus protégés, les Humains ont réfléchi à fabriquer un autre outil plus efficace (toujours ne nécessitant aucune énergie autre que la force musculaire) : le tarare.

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Le tarare permettait d’obtenir des graines beaucoup plus pures (qui faisaient donc de la farine de meilleure qualité).

Idée pour Idées : Aujourd’hui, un bon bricoleur pourrait très facilement construire un tarare beaucoup plus efficace mais toujours fonctionnant sans énergie autre que la force musculaire…. pour le vendre au particulier. Un marché pourrait s’ouvrir sur le développement de ces machines qui avait une place importante dans l’art de faire un grain qui acquiert « plus de main et d’oeil »… Une machine par petit village pourrait également faciliter la tâche de chacun.

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Voilà, la partie 3 est pour demain 🙂

Je travaille progressivement à la réparation de TOUS les articles sans pouvoir assurer que demain, ils ne connaîtront pas d'autres avaries...
Sans relation mais parfois intéressant 🙂

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