Terre – Cultiver : Que vous habitiez en bord de mer, une maison dans le nord ou un appartement avec balcon dans le sud, il est très important de prendre en compte la situation du soleil par rapport au lieu de plantation, la virulence du vent, etc…

Pour ce qui est du vent, j’ai le plaisir de relayer un formidable article du site : www.plantesdusud.com

Le vent : comment le maîtriser

lundi 10 février 2014, par Christophe Berger Twitter : @plantesdusud

 

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En bord de mer, quelques arbres comme les pins arrivent à survivre, dans un environnement très difficile : embruns salés, sols pauvres rocailleux, vent violent, feux.

Le vent, c’est quoi ?

Pour faire simple, c’est un déplacement de masses d’air, l’air froid venant remplacer l’air chaud qui s’élève car il est plus léger. Cas de la brise de mer : le jour, le sol se réchauffe plus vite que l’eau, l’air chaud monte, il est remplacé par l’air marin. La nuit, à l’inverse, le sol se refroidit plus vite que la mer, ce qui donne naissance à la brise de terre.

Le mistral est la conséquence d’un anticyclone situé sur les Açores et d’une dépression sur le golf de Gênes. Hors le vent souffle dans le sens des aiguilles d’une montre autour des anticyclones, et dans le sens inverse autour des dépressions. Dans le cas du mistral, les deux vents convergent sur la vallée du Rhône dans le sens nord-sud. La tramontane a les mêmes causes.

La force de Coriolis induite par la rotation de la terre et par sa courbure font que l’air est plus chaud à l’équateur qu’aux pôles.

Tous ces paramètres font que l’on a des vents dominants d’est aux pôles et aux tropiques, et d’ouest sur les régions tempérées des deux hémisphères, et une relative absence de vent à l’équateur.

Les reliefs crées aussi des perturbations particulières. Le jour, l’air chaud des vallées remonte les pentes et crée la brise diurne ascendante. La nuit, l’air froid des sommets descend en créant la brise nocturne.

Les montagnes sont des coupe-vents responsables de l’effet de Foehn. Sur le côté de la montagne qui est au vent, l’air est forcé de monter, il se refroidit et forme des nuages qui donnent de la pluie. De l’autre côté, l’air asséché redescend rapidement et se réchauffe par compression. On peut mesurer 10 à 15°C de différence des deux côtés de la montagne.

Comment réduire la force du vent

Il faut briser la force du vent, sans jamais essayer de casser le vent en utilisant un obstacle plein qui provoque inévitablement la formation de turbulences encore plus nocives que le vent.

Un bon brise-vent doit avoir une porosité minimale de 50%, ce qui permet de ralentir le vent sur une distance de 15 à 25 fois la hauteur de l’installation.

Le brise-vent est soit artificiel, soit naturel. Les végétaux très denses comme les conifères de haie ne sont pas les plus adaptés à cette fonction, car ils forment un mur trop compact qui créé des turbulences que l’on cherche justement à éviter.

L’implantation d’un brise-vent se fait ensuite en fonction de la direction des vents dominants, de la géographie locale, de la surface du terrain à protéger.

En fonction de tous ces paramètres, on choisit les espèces végétales à implanter dans le cas d’un brise-vent naturel, et la largeur finale souhaitée. Dans le cas d’un petit jardin, un brise-vent artificiel pouvant se fixer sur un grillage sera plus adapté.

Dans le cas d’un brise-vent végétal, un mélange de différentes espèces est à privilégier, avec une dominante de plantes à feuillage persistant car les vents les plus violents soufflent toujours en hiver.

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En bord de mer, la force du vent modèle les arbustes qui restent rabougris.
 

Cas du bord de mer

Les vents les plus violents se rencontrent dans les zones côtières. A la force du vent s’ajoute une autre contrainte, les embruns chargés de sel. Les haies de bord de mer se doivent donc, pour être efficaces, d’être très épaisses, avec si possible un étagement de la végétation : les plantes les plus petites face au vent, puis des plantes de plus en plus grandes. Les plantes vont inévitablement souffrir, il convient de ne pas trop nettoyer la haie en gardant notamment les branches mortes, afin de garder la propriété de brise-vent.

Cas d’un balcon

Le vent est l’ennemi des jardins sur balcon, sa force croît avec l’altitude, les angles de mur créent des turbulences, la réverbération de la chaleur des murs, si elle est bénéfique en hiver, peut devenir un problème en été en soumettant les plantes à des températures trop élevées, les pots peuvent être facilement renversés.

Il n’est pas toujours possible de poser un brise-vent lorsqu’un balcon est limité par un mur plein. Dans ce cas, il faut subir les inévitables turbulences engendrées par cet obstacle imperméable. Dans le cas de la présence de barreaux, un brise-vent à 50% d’imperméabilité minimum est nécessaire.

Le suivi de l’arrosage est primordial lorsque l’on cultive des plantes en pot, le terreau ne doit jamais sécher complètement. Un substrat enrichi en terre de jardin argileuse évitera un dessèchement trop rapide, il faut éviter les terreaux trop riches en tourbe, et planter dans des bacs suffisamment grands.

Enfin, sur un balcon, il faut adopter le choix des plantes à cette situation particulière ; si le balcon est un plein soleil, c’est un non sens de choisir des plantes de terre de bruyère par exemple, qui affectionnent l’ombre ou la mi-ombre et la fraîcheur.

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Je travaille progressivement à la réparation de TOUS les articles sans pouvoir assurer que demain, ils ne connaîtront pas d'autres avaries...
Sans relation mais parfois intéressant 🙂

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