Un monument enterré a été découvert près du site de Stonehenge!

nouveau monument découvert à Stonehenge

Sci­ence — Décou­verte : Une équipe d’archéo­logues dirigée par Mon­sieur Wolf­gang Neubauer… annonce la décou­verte d’un mon­u­ment enter­ré qui aurait été con­stru­it à la base par 200 pier­res du même acabit que celles trou­vées à Stone­henge.

Déjà, ils ont mis à jour 90 pier­res couchées sous un mètre de terre à trois kilo­mètres à peine du site de Stone­henge. Plus pré­cisé­ment à Dur­rig­ton Walls.

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nouveau monument découvert à Stonehenge

La légende veut que Mer­lin ait amené les pier­res de Stone­henge d’Irlande, en une nuit. Aujourd’hui, même si on a relégué l’enchanteur dans les livres de con­tes, on ne sait tou­jours pas exacte­ment com­ment les con­struc­teurs du mon­u­ment mégalithique ont pu amen­er plus de 80 « pier­res bleues » de 3 ou 4 tonnes cha­cune depuis le pays de Galles, un tra­jet de plus de 300 kilo­mètres en ter­rain acci­den­té. Ou com­ment une cen­taine d’années plus tard, ils ont trans­porté sur une trentaine de kilo­mètres d’autres blocs, en grès mas­sif, de 50 tonnes. Et ce n’est que l’un des nom­breux mys­tères de ce site sacré, éton­nant mon­u­ment : lieu de culte, de sépul­tures, obser­va­toire solaire…

Mais Stone­henge n’était pas juste un cer­cle de pierre plan­té au beau milieu de la cam­pagne, et l’on com­mence à peine à s’en apercevoir. L’an dernier déjà, une équipe d’archéologues a décou­vert des osse­ments prou­vant que cette zone était un ter­rain de chas­se et un lieu de vie pour les hommes préhis­toriques depuis au moins 9.000 ans.

Au début de ce mois, on appre­nait que grâce au hasard d’un tuyau d’arrosage trop court en péri­ode de sécher­esse, les empreintes dans l’herbe de pier­res aujourd’hui déplacées ont été révélées, et ont mon­tré que le mon­u­ment for­mait bien, à l’origine, un cer­cle com­plet.

Une maison-tumulus massive

Mais la décou­verte la plus impor­tante provient d’une car­togra­phie numérique détail­lée de Stone­henge et de ses envi­rons, dans le cadre du Stone­henge Hid­den Land­scapes Project (pro­jet des paysages cachés de Stone­henge), mené con­join­te­ment par l’université de Birm­ing­ham et l’Insti­tut Lud­wig Goltz­mann pour la prospec­tion et l’archéologie virtuelle. Cette car­togra­phie unique, réal­isée notam­ment à par­tir de radars à péné­tra­tion de sol et de mag­né­tomètres, a per­mis de met­tre au jour des mon­u­ments jusqu’ici incon­nus, et de mieux com­pren­dre les restes de cer­tains autres décou­verts précédem­ment.

Reconstitution 3D du tumulus situé au sud-ouest de Durrington Walls, juste avant que le monument funéraire soit recouvert entièrement (LBI ArchPro, Joachim Brandtner)

Recon­sti­tu­tion 3D du tumu­lus situé au sud-ouest de Dur­ring­ton Walls, juste avant que le mon­u­ment funéraire soit recou­vert entière­ment (LBI Arch­Pro, Joachim Brandt­ner) 

Ce tra­vail a révélé rien moins que 17 nou­veaux mon­u­ments de l’époque à laque­lle Stone­henge a été achevé. Des douzaines de sépul­tures ont égale­ment été placées sur la carte, ain­si que de très grandes fos­s­es, par­fois de 4 mètres de pro­fondeur, dont cer­taines cor­re­spondraient à des aligne­ments astronomiques.

Par­mi les sites étudiés, un grand tumu­lus, antérieur à Stone­henge, estimé à 6.000 ans au moins. Ce bâti­ment mas­sif de 33 mètres de long était con­stru­it en bois, recou­vert ensuite d’un mon­tic­ule de terre. Il ser­vait prob­a­ble­ment à l’inhumation rit­uelle des morts.

 Un fossé rituel de 3 kilomètres… avec des voies d’accès

Dur­ring­ton Walls, une enceinte néolithique située à 3km au nord-est, était déjà con­nue, mais il s’avère aujourd’hui qu’elle con­sti­tu­ait une sorte de « super-henge » de 1,5km de cir­con­férence, qui, à ses débuts, était flan­quée d’une ligne d’une soix­an­taine de poteaux mas­sifs, sans doute de 3 mètres de haut.

La carte des différents monuments de Stonehenge (LBI ArchPro, Wolfgang Neubauer)

Carte des mon­u­ments de Stone­henge (LBI Arch­Pro, Wolf­gang Neubauer)

Le grand fos­sé con­nu sous le nom de Cur­sus, et qui con­sti­tu­ait une bar­rière sym­bol­ique avant l’accès à Stone­henge, a lui aus­si révélé de nou­veaux secrets. Datant de 3.500 ans avant notre ère, il s’étale sur 3 kilo­mètres, et fait env­i­ron 100 mètres de large, avec une fos­se sur son côté est. Ce que l’on ne savait pas, c’est ce qui était à l’intérieur. Cette nou­velle recherche a per­mis de trou­ver une sec­onde fos­se à l’autre bout du Cur­sus, dans le pro­longe­ment de la fameuse « Heel Stone » qui mar­que l’entrée de Stone­henge et qui était alignée avec le couch­er du soleil lors du sol­stice d’été. Les archéo­logues ont égale­ment décou­vert des brèch­es dans le Cur­sus, per­me­t­tant l’accès à Stone­henge. De quoi imag­in­er cette grande allée, d’est en ouest, comme une sorte de voie de pro­ces­sion rit­uelle suiv­ant la course du soleil, avec des lignes allant du sud au nord qui guidaient les vis­i­teurs dans leur accès au cer­cle de pier­res, comme le décrit le pro­fesseur Vin­cent Gaffney, archéo­logue à l’université de Birm­ing­ham et leader du pro­jet, au site du Smith­son­ian Insti­tute.

De l’âge du Bronze à la première guerre mondiale

Les chercheurs ont aus­si détec­té des implan­ta­tions de l’âge du bronze, de l’âge de fer, on encore romaines. Ils ont même retrou­vé des tranchées creusées autour de Stone­henge par l’armée bri­tan­nique pour servir de lieu d’entraînement aux troupes, durant la pre­mière guerre mon­di­ale.

L’ensemble est aujourd’hui en train de redessin­er totale­ment le paysage de Stone­henge et son his­toire, qui s’étendrait sur une péri­ode de 11.000 ans. « Le Stone­henge Hid­den Land­scapes Project est unique à plusieurs titres », affirme le pro­fesseur Gaffney. « Non seule­ment il a révo­lu­tion­né la manière dont les archéo­logues utilisent les nou­velles tech­nolo­gies pour inter­préter le passé, mais il a aus­si trans­for­mé notre com­préhen­sion de Stone­henge et de ses envi­rons ».

Le blog de Jean-Paul Fritz sur le site du « Nou­v­el Obs » : Chroniques de l’Espace-Temps

Sources

Vous pou­vez partager ce texte à con­di­tion d’en respecter l’intégralité et de citer la source: http://www.elishean.fr/

Source offi­cielle : RTS.ch

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