Encore une info très bizarre et qui fait le tour du web :

Culture du Niébé : Des insectes déciment désormais le Marouka

La recherche agricole tend chaque jour à produire des solutions naturelles et biologiques aux défis actuels de l’agriculture. Face aux conséquences néfastes liées à l’usage inapproprié des insecticides dans la production, la recherche penche, de plus en plus, pour des formules naturelles destinées à lutter contre les prédateurs. Le cas de la parasitose dénommée Javalus pour le niébé en est une parfaite illustration.

Il y a quelques années, il était difficile de concevoir qu’avec des insectes, on peut lutter contre d’autres insectes prédateurs. La chose est désormais possible pour le Niébé. Le Javalus est une parasitose d’origine asiatique qui lutte efficacement contre les insectes prédateurs du niébé dénommés Marouka. Une fois lâchées dans la nature, ces espèces arrivent à détruire en un temps record les larves de ces insectes, peut-on lire ici… (LIRE ICI).

Selon les explications du Directeur de l’Institut international d’agriculture tropicale (Iita), Dr Emmanuel Tamo, le Marouka est un redoutable insecte ravageur de la gousse de niébé pendant sa formation.

javalusHabitué à un processus de multiplication rapide, le Marouka arrive en un temps record à former un essaim ravageur qui décime systématiquement le niébé. Face à cette agression farouche, la première formule trouvée pour venir à bout de ces espèces a été les insecticides. Les communautés villageoises ont été sensibilisées sur l’usage du produit et s’approvisionnent elles-mêmes auprès des structures de commercialisation. Tout semblait bien fonctionner, mais des difficultés ont commencé par naître. En effet, avec l’usage répété de ces produits, les insectes ravageurs ont commencé par s’accommoder. Aussi, les paysans n’arrivent pas toujours à respecter les prescriptions en termes de dosage. Ce qui les exposait à des risques d’intoxication alimentaire. De surcroît, l’usage des insecticides impose un certain nombre de dispositions pratiques. Mais, faute de moyens, certains paysans n’arrivent toujours pas à se procurer des équipements appropriés pour l’usage du produit. Ces difficultés toutes aussi évidentes ont amené les chercheurs à identifier d’autres formules naturelles pour venir à bout de cet insecte nuisible.

La feuille de Nîmes et le Javalus, la porte de sortie

La nature a sans doute les réponses à ses propres problèmes. Grâce aux recherches, les scientifiques sont parvenus à la conclusion selon laquelle les feuilles de Nîmes triturées peuvent lutter efficacement contre le Marouka. Avec les actions de sensibilisation de l’Iita et des structures nationales de recherche, les producteurs des zones d’expérimentation concernées arrivent par eux-mêmes à réaliser le composé naturel. Le procédé est tout simple. Il suffit juste d’une bonne quantité de feuilles de Nîmes triturées, une petite quantité d’eau et le tour est joué. Les témoignages croisés des producteurs militent en faveur de cette recette naturelle plus rentable que les insecticides, mais la grosse difficulté reste le temps de fabrication ainsi que la possibilité d’en disposer en quantité industrielle.

Face à ce besoin, l’Institut national de recherche agricole (Inrab) a fabriqué et mis en bouteille le produit. Les producteurs peuvent désormais s’en procurer, mais ils ne sont pas vraiment au bout de leurs peines. En effet, selon le Directeur de l’Iita, la feuille de Nîmes est efficace dans la destruction des petits insectes. Compte tenu de la multiplication et de la croissance rapide de ces espèces, la feuille de Nîmes pourra-t-elle être toujours efficace sur la durée ?

A cette question, la recherche a trouvé une formule définitive. Il s’agit du Javalus appelé Gendarmes. Pour le Directeur de l’Inrab David Arodokoun, ces insectes détruisent le Marouka et contribuent à la régénérescence rapide des fleures. Habitués à un rythme de reproduction soutenu, le Javalus, affirme-t-il, arrive à se démultiplier et former une armée efficace contre les prédateurs.

Il s’agit donc d’une solution définitive mais qui, selon les informations, est encore en cours d’expérimentation. L’autre défi, selon l’avis des experts, reste la sensibilisation des populations. En effet, les gendarmes (là je trouve des photos et des explications)… sont des insectes comme toute autre espèce. Ils sont vulnérables aux insecticides et aux feux de brousse. Les structures d’encadrement devront donc accompagner les producteurs de ces sites d’expérimentation en vue d’un suivi à la lettre des exigences. Avec l’usage de ces insectes, la production devra connaître un accroissement au cours des prochaines saisons pluvieuses, période propice à la production du niébé.

Hospice Alladayè pour http://www.actubenin.com/

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Sur le sujet :

  • Je n’ai pas trouvé une seule photographie ni aucune explications sur le Marouka ou « Le Javalus » (s’il s’agit d’une parasitose, il devrait y avoir des schémas, etc…).
  • La feuille de Nîmes n’a jamais été photographiée non plus, dirait-on…
  • Cette dernière serait pourtant utilisée en Haïti pour vaincre les insectes depuis des temps lointains. Il existe une recette traditionnelle (LIRE ICI)

feuille-de-nîmesmpp

Soit, Population du Bénin… renseignez-vous! 

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Voici une capture de l’article paru dans un grand journal du Bénin

benin

Voici la capture d’écran de la recette (l’article date de 2009… on peut douter de la découverte récente de la solution.)

feuille

Une de mes recherches sur le Marouka au Bénin

recherche

Je travaille progressivement à la réparation de TOUS les articles sans pouvoir assurer que demain, ils ne connaîtront pas d'autres avaries...
Sans relation mais parfois intéressant 🙂

2 commentaires

  1. Il s’agit probablement de la feuille de neem (graphie anglaise du bengali nim) aussi appelé margousier (Azadirachta indica).