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Energie – Pile : La France prend une longueur d’avance dans la course aux batteries du futur.

Les partenaires du Réseau sur le stockage électrochimique de l’énergie (RS2E) viennent de dévoiler un prototype de batterie à base de sodium-ion, l’alternative très attendue au lithium-ion actuellement utilisé.
Avec ce projet, les équipes du CNRS et du CEA ont réalisé un réel exploit scientifique et ouvert des perspectives très prometteuses aux industriels. Format standard, puissance, durée de vie… les caractéristiques de cette batterie sont tout à fait comparables à celles des accumulateurs fonctionnant au lithium. Sauf que ce matériau, rare, coûte de plus en plus cher vu le développement des objets électroniques ou des véhicules électriques.

A contrario, le sodium, présent dans 2,6 % de la croûte terrestre ainsi que dans l’eau de mer sous forme de sel, est très économique.

Un atout décisif pour les chercheurs, qui ont décidé de relancer la technologie, déjà explorée dans les années 1980, mais rapidement délaissée pour le lithium. « Le contexte a changé et le monde de la recherche aussi. Cette technologie doit se traduire par des développements industriels », insiste Jean-Marie Tarascon, directeur du RS2E et professeur au Collège de France. Pas question, en effet, pour ces scientifiques français de laisser partir cette technologie très attractive hors d’Europe.

La question du stockage

C’est pourquoi une quinzaine d’entreprises, dont Renault, SAFT ou Alstom, collaborent avec les chercheurs du RS2E. Si les batteries au sodium ne sont pas encore adaptées aux petits appareils électroniques, comme les ordinateurs portables, elles intéressent les industriels du véhicule électrique ou des énergies renouvelables. Car leur développement pourrait répondre à la question cruciale du stockage de l’énergie, en résolvant le problème de l’intermittence de la production. Selon ces experts, le marché des batteries doublera à 80 milliards d’euros d’ici à 2020.

Info : Dany Voltz

Le CNRS et le CEA inventent une batterie révolutionnaire – Vincent Guilly/CEA par Guillaume Roussange, Les Echos

Je travaille progressivement à la réparation de TOUS les articles sans pouvoir assurer que demain, ils ne connaîtront pas d'autres avaries...
Sans relation mais parfois intéressant 🙂

5 commentaires

  1. tout cela est tres bien et prometteur, en esperant qu il ne faudra pas beaucoup d’energie primaire pour la produire. le probleme, c est la multitude de recherche et de solutions sur le stockage, offgrid….dans le monde qui fait que personne a ce jour peut dire quelque solution sera la plus choisi. chaque fabricant proposera la sienne au detriment de l utilisateur. dans mon activite ,je fournis entre autre des bornes de recharge rapide pour les vehicules electrique, et deja les prises ne sont pas encore universelle, deja. La batterie de stockage d’energie a de beaux jours devant lui, en R&D deja!

    • Bonjour Eric! C’est dingue tout de même cette histoire de prise non standard!… Je ne comprends pas comment on peut bâcler une invention à ce point. Et c’est souvent en plus. Il n’y a pas qu’avec les batteries. Merci pour ce petit mot, fort apprécié! Fort, fort!

  2. Eh bien Ema !!!! t’es rud’ment rapide ! 🙂