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Économie – Changement : Si en lisant ce titre vous vous réjouissez, vous avez raison si vous habitez au Maroc, par exemple.

Même si je ne suis pas économiste, je m’explique :

Pourquoi? Parce que la baisse du cours du pétrole est bénéfique à ce pays qui commence seulement à s’équiper et dont la gestion est extrêmement contrôlée.

En effet, sur la période 2003-2010, la facture énergétique du Maroc représentait près de 8% du PIB et donc – dans ces conditions – si le prix du pétrole baisse… la pression sur le budget de l’État du Maroc s’allège.

Ce pays pourra économiser des milliards (12,5) et le déficit budgétaire pourra alors descendre pour se rapprocher d’un seuil acceptable (3%). Par ailleurs, étant donné que les importations se font en devises, la baisse des cours permettra au Maroc aussi de reconstituer ses réserves de change.

Si j’ai écrit que le pays devait être super bien géré, c’est parce que si les dirigeants dépensaient sans compter …. c’est l’inverse qui pourrait bien se produire. Mais les pays qui ont été marqués par la pauvreté sont éveillés à ne pas reproduire les mêmes erreurs que les Européens, si?

En conséquence : la dette du Maroc va diminuer, la compétitivité des entreprises marocaines va augmenter, les ménages pourront dépenser plus à plus ou moins long terme. (LIRE ICI)

Et pour nous?

Même si le prix du baril est passé sous les 40 dollars, nous l’achetons en dollars et payons notre essence en euro.  Or, le dollar est plus fort que l’euro, désormais. Pour avoir 10 dollars, nous devons donner 10,9215…

De plus, c’est l’Etat qui contrôle le prix de l’essence en Europe… S’ils ne veulent pas diminuer le prix (pour cause d’austérité), vous ne remarquerez rien à la pompe.

Au Maroc les entreprises qui consomment beaucoup de pétrole sont « rares ».

En France, les entreprises et les particuliers qui consomment beaucoup de pétrole sont nombreux.

Si une entreprise n’existe pas, elle ne coûte rien. Et donc, les nouvelles entreprises aux comptes sains du Maroc pourront démarrer leurs activités dans de bonnes conditions.

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Par contre, l’entreprise vieillotte et en mauvais état à cause de la baisse de sa devise (comme il en existe en Suisse, par exemple)… ne verra rien du tout. Car, les bénéfices des prix de l’énergie ne pourront jamais rattraper les pertes subies à cause du change.

D’autant que, mesures d’austérité accentuant la « chose »,  les acheteurs/investisseurs ne vont pas payer un produit 10 chf alors qu’ils peuvent l’avoir pour 5 euro.

En outre, les entreprises Suisses passent par d’autres énergies. Énergies qui sont elles, très très chères et de plus en plus chères!

En conséquence : Pour toutes les entreprises Françaises, Américaines, Anglaises, etc. (les pays qui possèdent des colonies) qui vendent du pétrole, c’est la Bérézina!

Et donc, comprenez que c’est toute l’économie mondiale qui change de main…

Et pour les denrées alimentaires?

Pour les denrées alimentaires, c’est exactement le même topo en pire

L’Europe est un très grand producteur de denrées alimentaires. Les céréales constituent toujours, de loin, la ressource alimentaire la plus importante au monde, mais si plus personne ne les achète…elles ne peuvent être vendues.

Et ce n’est pas tout : la population décroît dans la majorité des pays d’Europe.

Et donc si le prix s’écroule en dollars, la différence entre le dollar et l’euro va encore accentuer tout ça.

Conséquences en Europe : les entreprises vont devoir s’adapter au prix du marché et donc c’est la mort programmée des petites exploitations qui déjà ne s’en sortent plus. (Je parle – bien sûr – des exploitations et des terres qui ne sont pas déjà vendues à d’autres pays avec pour conséquence que si l’acheteur décide de ne plus vendre à la population du pays… les gens crèveront de faim)

Il suffit de voir les effets produits sur ce domaine de notre économie par l’embargo des Russes.

Et pour le Maroc?

Si l’économie du Maroc va bien, sa population fera des enfants. Il y aura donc de plus en plus de demande. Les pays en développement vont devenir de plus en plus dépendants des importations de céréales. Il est possible qu’en 2030 ils ne produisent que 86 pour cent de leurs propres besoins, leurs importations nettes s’élevant à quelque 265 millions de tonnes par an – presque trois fois les niveaux actuels.

Et même si… pour une question de climat, le Maroc importait plus de denrées alimentaires … pour lui, la baisse des prix serait un grand bonheur.

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J’ai pris l’exemple du Maroc, mais on peut entreprendre la comparaison avec d’autres pays.

Je travaille progressivement à la réparation de TOUS les articles sans pouvoir assurer que demain, ils ne connaîtront pas d'autres avaries...
Sans relation mais parfois intéressant 🙂

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