Cultiver – Article relayé : Les éleveurs français (ajout : et d’autres pays) sont endettés, déboussolés, mais se reconvertissent de plus en plus au bio. Face à la crise, c’est principalement les céréaliers et les producteurs de lait qui abandonnent la culture de masse pour passer à l’agriculture biologique.

Le bio comme solution anti-crise

Les chiffres « explosent » (je place des guillemets…hein? Explose, c’est un verbe un peu trop…trop, quoi?). Dans de nombreux départements, la filière bio est débordée. En basse Normandie, par exemple, les demandes de conversions sont trois fois supérieures aux années précédentes. Une quarantaine d’agriculteurs passaient au bio par an en moyenne, en 2015, ils sont 150 à s’être convertis et les chiffres pour 2016 risquent d’être encore plus importants.

Gaël Avenel, de l’association Agribio, avoue avoir du mal à répondre à toutes les demandes. Au micro d’Europe1 il explique : “pour la Basse-Normandie c’est du jamais vu, ça se traduit par un ou deux appels en moyenne par jour pour des rencontres, des diagnostiques de conversion. Le producteur bio ne se demande pas si le prix du lait va encore baisser le mois prochain, alors qu’en conventionnel on est sur une dégringolade systématique. [la transition vers le bio] C’est clairement une solution.”

Une explosion des conversions en France

Au niveau national, les chiffres de l’agence bio confirment cette volonté grandissante d’obtenir une stabilité des prix par une conversion à l’agriculture biologique. En effet, La France compte aujourd’hui un total de 42 216 opérateurs exerçant des activités bio, soit +7,2 % par rapport à 2014, alors qu’ils n’étaient encore que 18 380 en 2007. Les surfaces bio sont également en pleine expansion : +17 % par rapport à 2014. Plus de 1,3 million d’hectares sont désormais conduits selon le mode biologique sur le sol français, représentant 4,9 % du territoire agricole, contre 2 % fin 2007. Avec la crise agricole actuelle, les chiffres pour 2016 devraient dépasseront probablement toutes les espérances.

Cette volonté des agriculteurs est en adéquation avec la demande des consommateurs qui, en 2015 encore, confirment leur confiance dans une agriculture et une alimentation citoyennes. 65% des Français ont consommé régulièrement bio en 2015 contre 37% en 2003. Un marché national qui pèse pas moins de 5,5 milliards d’euros, en progression de 10% sur un an seulement.

Le point noir de cette conversion massive reste probablement l’argent comme principale motivation pour les agriculteurs. Il est moins fréquent de transiter par refus d’un modèle dominant basé sur l’agrochimie, les biotechnologies, l’exploitation du vivant et la compétition sans limites conseillée par l’Union Européenne avec sa politique agricole actuelle.

Autonomie, sécurité et bénéfice

Ainsi, l’agriculture bio est la meilleure solution à la crise agricole actuelle, car elle est l’un des seuls marchés où les prix sont stables. Emmanuel, producteur de lait en conventionnel dans l’Orne, affichait des dettes de 15.000€ par an. En recherche de sécurité financière, il a décidé de se convertir l’an dernier. Pour se faire, il doit tout changer pour s’adapter, à commencer par l’alimentation de ses vaches.

En première année de conversion, Emmanuel avoue que “l’alimentation de base c’est le foin, qui demain va devoir être remplacé par un mélange de blé. Là il va falloir stocker la récolte pour l’année. L’objectif c’est de ne plus acheter, mais produire soi-même toute l’alimentation des animaux sans avoir recours à des achats extérieurs pour ne pas dépendre des aléas ou de la conjoncture internationale”.

Grâce à un prix d’achat plus élevé, cet éleveur de vaches espère récupérer 3.000€ de bénéfice l’an prochain en attendant de gagner plus. C’est une réalité qui demande du temps, le passage au bio demande plusieurs années, entre deux et cinq ans en moyenne.

Source : europe1.fragencebio.org

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Je travaille progressivement à la réparation de TOUS les articles sans pouvoir assurer que demain, ils ne connaîtront pas d'autres avaries...
Sans relation mais parfois intéressant 🙂

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