Terre – Animaux : Rafael Correa, le président équatorien, vient d’inaugurer un tout nouveau sanctuaire marin.

Les zones protégées s’étendent sur près de 47 000 km2 et couvrent près d’un tiers des eaux équatoriennes qui entourent l’archipel volcanique des Galápagos. Elles abritent une faune marine exceptionnelle qui compte l’une des plus fortes concentrations de requins au monde.

(Photo Flickr/ Lucy Rickards)
(Photo Flickr/ Lucy Rickards)

Situées à quelque 1000 kilomètres du continent sud-américain, dans l’océan Pacifique, les Îles Galápagos sont inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1978.

L’Organisation décrit d’ailleurs l’ensemble des dix-neuf îlots qui composent l’archipel où Darwin … développa sa théorie de l’évolution en 1835 … comme un véritable « musée et laboratoire vivant de l’évolution unique au monde ». Rien d’étonnant donc à ce qu’en 1959, pour préserver sa faune et sa flore de l’influence de l’homme, l’Équateur ait fait de 97% des terres émergées des Galápagos un parc national de 800 000 hectares soumis à des règles très strictes.

Moins connue du grand public, la réserve marine de l’archipel, zone de convergence de quatre courants océaniques, s’avère pourtant tout aussi exceptionnelle que les terres émergées. Selon les résultats d’une récente expédition scientifique, plus de 2900 espèces de poissons, invertébrés et mammifères marins s’y côtoieraient. On y dénombre également de nombreuses espèces endémiques de l’archipel dont 57 sont inscrites sur la Liste rouge mondiale des espèces menacées, parmi lesquelles l’iguane marin des Galápagos.

Pourtant, jusqu’à cette année, moins d’un pour cent des eaux de l’archipel bénéficiaient d’une protection officielle. Résultat : pendant des années, la pêche – aussi bien légale qu’illégale – a mis en danger la survie de la faune sauvage de la zone, et tout particulièrement celle des très nombreux requins. Une époque maintenant révolue, comme l’explique un récent article du quotidien espagnol El País.

Le président équatorien, Rafael Correa, vient d’annoncer ce lundi la création d’un vaste sanctuaire marin de 38 000 km2 ainsi que de 21 aires marines nationales de conservation, plus petites. Superficie totale : 47 000km2, soit l’équivalent d’un tiers des eaux sous souveraineté équatorienne entourant l’archipel :

Les Îles Galápagos ont une valeur écologique, mais aussi économique, sans pareil. Le gouvernement de l’Équateur supporte la création d’un sanctuaire marin dans le but de le laisser en héritage à nos enfants et aux enfants de nos enfants. Un monde merveilleux où autant d’espèces que possible seront préservées pour alimenter le plaisir et la connaissance des générations futures.

L’une des spécificités de ce nouveau sanctuaire marin est qu’il accueille l’une des plus fortes concentrations de requins au monde. La pêche, au même titre que l’exploitation pétrolière, y est désormais totalement interdite.

L’information n’a rien de négligeable. Selon un récent rapport de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), 25% des requins de la planète seraient actuellement en danger d’extinction. En cause notamment, la demande importante d’ailerons, un met encore de nos jours particulièrement prisé en Asie.

« L’Équateur vient de montrer des qualités exceptionnelles de dirigeant en protégeant l’une des zones les plus précieuses de l’océan », a commenté le Dr Enric Sala, créateur du projet Pristine Seas (NDLR, un projet qui vise à étudier et assurer la protection des espaces encore sauvages de l’océan), dans les pages de National Geographic. Le chercheur en est également convaincu : en protégeant cette ressource naturelle, « l’Équateur vient également de préserver une importante manne économique ».

Et pour cause, selon une récente étude menée à bien par l’équipe du projet Pristine Seas avec la collaboration de l’Université de Californie, chaque requin vivant dans les eaux des Galápagos rapportera 5,4 millions de dollars américains (environ 4,8 millions d’euros) au cours de sa vie, par l’intermédiaire des revenus générés par le tourisme et la plongée de loisir. Un requin mort en revanche ne rapportera qu’un peu moins de 200 dollars (179 euros) au pêcheur qui l’aura tué.

De nos jours, le tourisme maritime est à la source de près d’un tiers des emplois des Galápagos. Il s’agit d’une industrie en pleine croissance qui rapporterait près de 178 millions de dollars (159 millions d’euros) chaque année.

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Je travaille progressivement à la réparation de TOUS les articles sans pouvoir assurer que demain, ils ne connaîtront pas d'autres avaries...
Sans relation mais parfois intéressant 🙂

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