Japon – Insolite : Une des premières choses dont vous vous apercevez lorsque vous visitez une ville japonaise, c’est que les rues ne sont pas nommées comme chez nous. Pas de « Rue Jean Richard » par exemple. Et ce n’est pas tout, car les numéros d’immeubles ne suivent pas notre logique non plus.

Et puis? Eh bien, regardons de plus près une adresse japonaise à Konosu:

360-0080 埼玉県鴻巣   市北川    区住吉三   丁目3  番地5号車マンション105室  ou en plus clair : 360-0080, Saitama-ken, Konosu-shi, Kitagawa-ku, Sumiyoshi 3 Chome 3-5, Kuruma Mansion #105

Que pouvons-nous y lire :

Le premier nombre 360-0080 est le code postal. Ensuite, vous avez le ken (県) qui indique la préfecture : Saitama.

A savoir : Le Japon possède 47 préfectures qui sont presque toutes indiquées par le signe ken. Cependant, il existe quatre zones spéciales qui ne sont pas situées par ce signe ken… L’île la plus au nord d’Hokkaido est indiquée par un do (道), ce qui veut dire « circuit » (comme un circuit de voiture). Autre exemple :  Osaka et Kyoto sont des «préfectures urbaines» qui sont indiquées par un fu (府), tandis que Tokyo est signalée par un (都), qui signifie «capitale» parce que … Tokyo est la capitale.

Pour vous embrouiller davantage, le kyo à Tokyo est le même que le kyo à Kyoto, mais en définitive le Tokyo-to est le même que celui à Kyoto. Et c’est donc – littéralement – ce qui constitue la première partie de l’adresse après le code postal!

Passons à la suite…quartier japonais

Dans le cas de notre adresse, de la préfecture de Saitma, nous devons nous rendre à la ville de Konosu. Si la ville est grande, alors elle sera divisée en arrondissements appelés ku (区).

Hélas, à Tokyo, le ku peut être appelé City, parce que bien sûr : c’est le cas! …

Or, et parce que Konosu est une grande ville dans notre adresse, elle est divisée en arrondissement. Voici pourquoi on peut lire Kitagawa-ku. Sinon, cette information n’est pas fournie.

Ensuite….

L’information suivante de l’adresse, nous dirige vers un quartier. Ce quartier s’appelle Sumiyoshi et il faut savoir qu’un quartier se décompose en sections comme l’indique d’ailleurs fort bien le chome (丁目) suivi par le chiffre 3… qui signifie  : troisième section.

A partir de là, cela devient plutôt bizarre parce que votre section est encore divisée en «blocs» ou pas tout à fait… sauf que pas toujours ou pas vraiment…

En vérité, la section est divisée en parcelles enregistrées.

Ces parcelles sont appelées Banchi (番地). Ce qui veut dire que pour une zone donnée, vous pourriez être dans le « bloc » 52, mais aussi être à côté du « bloc » 45,  et juste en face de vous, il y a le «bloc» 55.

Il n’y a pas d’ordre logique dans tout ceci…mais soyez rassuré(e), votre appartement n’est plus très loin.

En effet, vous connaissez le «numéro d’immeuble». Numéro, qui est en fait une division enregistrée d’une parcelle de terrain enregistré existant. Donc le numéro d’un regroupement d’appartements… en gros.

Il suffira donc d’y dénicher « Kuruma Mansion » qui est le nom de l’immeuble. Après, il faudra juste trouver l’appartement au 105…

Bref. Je me suis certainement trompée une fois ou deux ou trois dans cette traduction… Une chose est sûre, on se demande bien comment les touristes faisaient avant que le GPS ne soit inventé.

Et que retire-t-on de savoir ceci ? Eh bien, même si ce système nous apparaît extrêmement compliqué, il est à l’épreuve de tout. Si le nombre de villes augmente ou si elles s’agrandissent, cela ne change rien.


Info trouvée ici

Je travaille progressivement à la réparation de TOUS les articles sans pouvoir assurer que demain, ils ne connaîtront pas d'autres avaries...
Sans relation mais parfois intéressant 🙂

6 commentaires

  1. violettebrestV

    Coucou Emma !
    Moi aussi j’ai connu, il y a bien des années, ( tout comme en Russie d’ailleurs ) les affres du  » repérage  » au Japon, Tokyo, Kyoto, Nara, et j’en passe !
    …Et en plus, en tant qu’ Agent de voyages, j’accompagnais un groupe de 15 personnes, qui avaient gagné ce voyage dans une loterie organisée par une banque…. et certains n’avaient même jamais pris l’avion !!!
    Eh bien ça a été une aventure humaine et culturelle magnifique….. mais il faut dire que je bénéficiais sur place d’un réceptif digne d’un chef d’état !
    Belle journée gentille et futée petite Emma !
    Merci pour toutes ces infos originales, malicieuses, délicieuses ! et bisous !

  2. Nicolas Choco

    Bonjour Ema,

    voici mon retour d’expérience sur la conduite au Japon :
    1 – En province la circulation est agréable.
    2 – Les routes sont toutes numérotées et le nom des principales villes est écrit en alphabet romain
    3 – Les GPS des voitures de location sont quasiment inutilisables car la saisie des adresses doit être faite en caractères japonais. Seul l’affichage de la carte et sa position sur celle ci présente un intérêt.
    Les menus sont en japonais et même en anglais c’est pas évident à utiliser.
    4 – J’ai préparé mon voyage sur SHIKOKU de la façon suivante :
    J’ai fait virtuellement le voyage à l’avance grâce à Google Street View en me focalisant sur les intersections compliquées, les entrées de ville, les spots à l’interieur des villes.
    J’ai imprimé en couleur un roadbook avec les photos des points complexes (en street view) avec une petite flèche pour m’aider le jour J.
    5 – Les routes de montagnes sont particulièrement étroites mais comme il y a un miroir a chaque virage, la conduite est sûre.
    6 – Les automobilistes japonais sont globalement plus détendues et respectueux que les Français.
    7 – En montagne, les camions qui roulent lentement laissent passer les voitures qui les suivent dès qu’ils le peuvent et apprécient le petit coup de klaxon en remerciement.

    j’ai ainsi pu trouver sans difficulté notre Ryokan dans Matsuyama, de nuit, le tout premier jour de conduite au Japon, dans une toute petite rue, grâce à ma préparation sur street view. J’ai parcouru vers Iya Valley et le Mont Tsurugi la ‘bad road’ (interminable et sinueuse) sans crainte.

    Conduire au Japon (en dehors des mega-villes comme Tokyo ou Osaka) est plaisant et ne pose pas de problème particulier a condition de l’avoir préparé et de savoir s’orienter sur une carte et d’y trouver le Nord.

    Nicolas

    • Pour le faire, je vous remercie pour ce retour incroyablement précis qui, je l’espère, sera fort utile aux lectrices et lecteurs de l’Humano. J’ai lu votre commentaire avec bonheur et je suis heureuse de savoir quoi faire! Merci!

  3. Bonjour,
    Nous sommes allés au Japon en 1983 ….nous n’avions pas de GPS et pourtant, nous avons visité,Tokyo, Nara..toute la côte, ….puis Oïta…Nous étions en voiture, une voiture prêtée par un ami japonais ….et nous avons toujours été à l’heure à nos rendez-vous .
    Nous ne parlions pas le japonais !
    Nous n’avions pas de portable, et peu d’argent ……
    C’était avant !
    Joëlle

    • Oui, cela ne fait aucun doute. Vous êtes de ma génération certainement. Et donc, vous aviez des notions de géographie, vous saviez lire une carte et lire les panneaux… Aujourd’hui, il existe des taxis et des GPS 🙂 Cet article se veut plus anecdotique qu’autre chose. Il est titré sous « insolite ». Merci de votre retour.

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