Pour la sécurité – Social : Je suis ravie de vous retrouver pour vous présenter deux documents importants. Le premier est un article de Charles Sannat et le deuxième est une vidéo.  Ah, une chose encore, ne pensez surtout pas que la Suisse est en sécurité… Elle est juste en retard.


Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Partout et à la moindre secousse un peu forte du type « Panaché force 4 », ce qui reste une houle modérée n’est-ce pas (les habitués des vieilles publicités comprendront), c’est le système financier dans sa totalité qui vacille.

En Angleterre, évidemment, la banque centrale anglaise, la Banque d’Angleterre (BoE), a pris des mesures pour faire en sorte que les banques puissent continuer à prêter et que les assureurs ne liquident pas leurs obligations de sociétés dans la période « difficile » susceptible de faire suite à la décision d’une majorité de Britanniques de quitter l’Union européenne…

En gros, c’est encore de l’argent gratuit à profusion et coulant à flots… De l’autre côté de l’Europe, en Espagne, la Banco Santander souffre  en raison de son exposition estimée ou probable aux fonds immobiliers britanniques.

Puis un peu plus loin, en Italie, c’est carrément la panade.

D’après cette dépêche AFP, « les banques italiennes, pour lesquelles le gouvernement réfléchit à un plan de soutien, étaient de nouveau dans la tourmente lundi à la Bourse de Milan, en particulier la BMPS (Banca Monte dei Paschi di Siena), sommée par la Banque centrale européenne d’agir sur ses créances douteuses ».

360 milliards d’euros de crédits douteux…

« Fragilisé par son éclatement, des problèmes de capitalisation et 360 milliards d’euros de crédits en souffrance, le secteur bancaire italien a connu de multiples soubresauts ces derniers mois. Depuis janvier, l’indice des banques italiennes, le FTSE Italia All-Share Banks, a perdu 55 %. »

Et comme les mauvaises nouvelles volent en escadrille, la BCE a adressé un courrier à la Banca Monte dei Paschi di Siena lui demandant de faire passer son stock de créances douteuses de 46,9 milliards d’euros bruts (24,2 milliards nets) à 32,6 milliards (14,6 milliards nets) maximum en 2018… Sauf qu’évidemment, c’est beaucoup plus facile à écrire et à dire qu’à faire !!

« Hé les gars, allez quoi, remboursez-nous 14,6 milliards et fissa, sinon la BCE va se fâcher tout rouge »… Et les gars de répondre :  » Ben tu vois… on veut bien, mais on n’a plus une thune, plus d’oseille, plus de blé, pas de flouze non plus…  » Et c’est ainsi que les créances douteuses des banques italiennes vont poursuivre leur hausse, jusqu’à l’explosion du système bancaire.

Les 360 milliards actuels de créances douteuses représentent déjà presque l’équivalent de 20 % du PIB italien, ce qui commence à devenir « significatif ».

Un plan de sauvetage des banques italiennes à 150 milliards finalement !

Alors que la semaine dernière j’évoquais dans les colonnes du site Insolentiae un plan de sauvetage à 40 milliards d’euros imminent de la part des autorités romaines, on a appris que la « Commission européenne a donné jeudi son feu vert à un schéma de garantie de six mois permettant à Rome de fournir si besoin des liquidités aux banques solvables – jusqu’à 150 milliards d’euros selon la presse –, un schéma déjà utilisé dans d’autres pays ».

Sur le front réglementaire, c’est encore plus inquiétant, puisque « Rome souhaiterait obtenir, comme une suspension ou un assouplissement pendant six mois des règles du « bail-in » – qui permet à une banque en difficulté de mettre à contribution en premier lieu les actionnaires et épargnants –, pour permettre un sauvetage public (« bail-out ») ».

« Le Financial Times a de nouveau mis le feu aux poudres lundi en soulignant que l’Italie était « prête à défier l’UE et à injecter unilatéralement des milliards d’euros dans son système bancaire troublé, en cas de sévère difficulté systémique »…

Bref, quand il va falloir sauver les banques italiennes et les Italiens, et les entreprises italiennes, vous croyez que l’on va respecter les « conventions, accords et autres traités » ? Non, ce sera la fuite en avant, le chacun pour soi et la dislocation de l’Europe sous la pression d’une crise économique majeure et de dissensions devenues impossible à résorber.

En cas de crise systémique, ce sera chacun pour soi !

« La chancelière allemande, Angela Merkel, avait martelé la semaine passée qu’il n’était « pas possible de changer les règles tous les deux ans », tandis que Bruxelles soulignait qu’ »un certain nombre de solutions pouvaient être mises en œuvre dans le plein respect des règles »…

Alors que la directive européenne sur les faillites de banques n’a pas encore été appliquée dans un véritable cas d’envergure, elle prend déjà l’eau.

Les divergences européennes sont devenues trop fortes, en raison de divergences économiques et d’intérêts toutes aussi fortes.

Il ne peut donc même plus y avoir plus d’Europe, nous sommes donc acculés et condamnés à voir se disloquer l’ensemble européen avec, en étape ultime, l’explosion de l’euro, monnaie mal ficelée, projet politique qui se fracasse sur le mur de la réalité.

Sachez que c’est pour vous aider à prendre les meilleures décisions et à protéger votre argent que je consacrerai ma lettre STRATÉGIES du mois de juillet 2016 à un hors série spécial sur « Comment comprendre les menaces qui pèsent sur le système bancaire mondial, européen, français » et évidemment, dans un tel contexte explosif, sur « Comment choisir la meilleure banque ». Pour en savoir plus je vous donne rendez-vous ici!

Il est déjà trop tard. Préparez-vous !

Charles SANNAT

Je travaille progressivement à la réparation de TOUS les articles sans pouvoir assurer que demain, ils ne connaîtront pas d'autres avaries...
Sans relation mais parfois intéressant 🙂

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