milk-1463430_640Lait – Agriculture : Les agriculteurs de nos contrées souffrent. Que ce soit en Suisse, en Belgique ou en France, le problème n’est pas fort différent. Le litre de lait est acheté aux producteurs au même prix qu’il y a près de 20 ans et revendu à prix d’or!

Pour faire en sorte que les producteurs de lait puissent vivre de leur entreprise, ne serait-il pas intéressant de créer un marché parallèle? Un commerce spécialisé dans les produits de la ferme et uniquement les produits de la ferme? Un site avec achat en ligne pour chaque pays? Chaque localité, s’il le faut? Un modèle de site à recopier facilement ? D’autres idées pour venir en aide à une de nos dernières industries? 

Changez de revendeurs!

Pour mieux comprendre le problème, je relaye ici un article édifiant sur le sujet.

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Le feuilleton interminable, dont je traite régulièrement sur le blog, sans que rien ne soit entrepris pour corriger les problèmes fondamentaux face auxquels sont placés les agriculteurs. Les producteurs laitiers affrontent une nouvelle baisse des prix et les céréaliers Français sont pris entre le feu d’une mauvaise récolte et de prix en baisse.

La loi de la jungle appliquée à l’agriculture

Les chiffres sont proprement effarants. Déjà, il y a trois ans, je rapportais déjà le désespoir des producteurs de lait, dont la production était achetée 30 centimes le litre (contre 31 en 2001) et demandaient une hausse de 3 à 4 centimes.

Quel stupeur d’apprendre qu’en 2016, Lactalis l’achète 25 centimes le litre et Danone 27 centimes !

Malgré les tables rondes et les engagements, la situation des producteurs de lait ne semble pas avoir changé d’un iota : ils sont encore et toujours soumis aux fluctuations du marché, la consommation en baisse de la Chine pouvant les ruiner du jour au lendemain  ! Quelle plaisanterie d’oser parler d’un prix de 34 centimes le litre (moins de 10% de hausse en 15 ans). Il est logique que les agriculteurs en soient réduits à organiser des actions coup de poing contre Lactalis.

La situation des céréaliers sera extrêmement difficile cette année, car ils sont pris sous le coup d’une double mauvaise fortune. D’abord, du fait des aléas climatiques, la production de blé devrait être en recul d’un quart cette année  : la production serait au plus bas depuis 13 ans ! Malheureusement, la production mondiale est au plus haut et devrait égaler le record de l’an dernier, ce qui pousse les prix mondiaux à la baisse, proches des plus bas depuis 10 ans.

Comme d’habitude, le gouvernement devrait annoncer des aides temporaires, des baisses exceptionnelles de taxes ou des aides bancaires (choses réclamées par l’opposition, comme vient de le faire François Fillon, qui parle de « plan d’urgence ») mais tout ceci ce ne sont que des solutions conjoncturelles à des problèmes profondément structurels.

Pourtant, les solutions aux difficultés des agriculteurs sont connues. Ce sont les piliers de la PAC originelle : protection des marchés européens, prix plancher protégeant les agriculteurs. Ce modèle est aussi à la base du modèle de développement des pays asiatiques, qui protègent fortement leur agriculture, le Japon ayant des droits de douane de plus de 300% sur le riz (plus de 200% pour la Corée du Sud). Au contraire, l’UE a levé les quotas laitiers en 2015 et l’on sait à quels points cela peut déstabiliser les marchés étant donnée l’agressivité commerciale de certains de nos partenaires. Il est rageant de voir que nos dirigeants continuent de fermer les yeux sur ces solutions, par dogmatisme et conformisme alors que les pays montrés en exemples économiques continuent de les appliquer…

Voilà pourquoi nous devons absolument soutenir nos agriculteurs, en tirant toutes les conséquences des pratiques de certains groupes pour agir et faire pression, outre la pression politique. Il est inadmissible que ceux qui nous nourrissent soient traités comme des variables d’ajustement des marchés.

par Laurent Herblay (son site)
mardi 16 août 2016

Je travaille progressivement à la réparation de TOUS les articles sans pouvoir assurer que demain, ils ne connaîtront pas d'autres avaries...
Sans relation mais parfois intéressant 🙂

2 commentaires

  1. Les revenus sont inversement proportionnels à leur utilité, un agriculteur travaille pour 1 à 3 euros de l’heure et un trader, qui n’a pas beaucoup d’utilité pour notre vie, va gagner plus de 1000 euros de l’heure !

    • Oui, il y a énormément d’injustices. Et aujourd’hui, encore plus qu’hier matin. On parle beaucoup des problèmes des agriculteurs, mais il n’y a jamais vraiment de solutions. J’espère que des Gens vont trouver comment les sortir de là. Avec Vous!

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