Connaissez-vous l’ail des ours (Allium ursinum), la plante sauvage la plus connue et la plus cueillie?

S’alimenter et conserver : L’ail des ours est une plante qui doit être formellement reconnue avant d’être cueillie! Voici pourquoi je ne vous en parle qu’en milieu de saison… Les premières feuilles de l’ail des ours apparaissent en février-mars et les fleurs d’avril à juin.

Pourquoi formellement reconnue? Parce que plusieurs espèces très toxiques lui ressemblent comme deux gouttes d’eau! Comme le muguet, la colchique d’automne, l’arum maculé!

Soit, vous voici prévenue(-e)!

Et puis, avant de partir à la cueillette, voici quelques astuces :

  1. On prend des gants en latex (beaucoup)… et un sac de type zyploc ou dit “de congélation”.

Pourquoi? Eh bien, parce que l’ail des ours est reconnaissable – entre autres – à son odeur. Or, si vous cueillez les mains nues, l’odeur sera sur vos mains et dès lors, fini de reconnaître par l’odeur.

Et donc? Et donc, on cueille avec des gants. Ensuite, on retire les gants que l’on place dans le sac plastique hermétiquement fermé (on place dans le sac à dos)… Une fois à la maison, vous pouvez les laver… et ainsi, les récupérer.

  • Pour le reconnaître, les fleurs donnent une excellente indication. (En effet, les fleurs de l’ail de ours ne ressemblent pas du tout à celles du muguet (les petites cloches)).
  • La feuille de l’ail des ours est seule! Le muguet possède des feuilles qui vont par deux – forme de v).
  • Le dessous de la feuille de l’ail des ours est mate! (le muguet brille)
  • Si vous chiffonnez la feuille de l’ail de ours, les plis restent… sont forts inscrits…
ail des ours

les fleurs de l’ail de ours

  • Ne jamais cueillir par brassées entières (pour ne pas prendre d’autres plantes avec comme l’Arum… qui adore se coller contre l’ail des ours).
  • Ne JAMAIS consommer une plante crue sur place (à cause d’une maladie transmise par les renards (échinococcose))…
  • L’ail des ours se trouve en milieu humide et pas mal ombragé. Il pousse en groupe (d’où l’envie de les cueillir en groupe). Cueillez chaque brin. Vérifiez.
  • Les feuilles, les fleurs, les bulbes de la plante sont comestibles.

Pour le conserver? Coupez les feuilles en petites parties et laissez infuser dans de l’huile d’olive. La préparation est rapide et le tout se conserve au minimum deux ans. Attention, le goût est très prononcé. Si vous voulez ensuite vous servir de cette huile pour un pesto… pensez à ce goût très fort qui peut en rebuter plus d’un. De plus, l’ail des ours peut irriter votre estomac et n’est pas recommandé aux personnes qui ont des problèmes de coagulation du sang!

Les fleurs peuvent se mettre dans une conserve et recouvertes avec du vinaigre et d’autres épices… (longue conservation assurée)

Il est excellent cru dans les salades, mais avec la leptospirose et l’échinococcose… on pense qu’il vaut mieux – pour l’heure – se méfier et les cuire même si vous avez bien lavé le tout). A vous de voir!

On peut le cuire comme des épinards, le manger directement avec ou sur du pain ou encore en mettre un peu dans du yaourt nature.

On peut en faire un beurre assaisonné pour les grillades (ou en mettre un peu dans le flacon de sel) et/ou en mettre un peu dans un bac à glaçons pour assaisonner un jus.


L’ail des ours est aussi connu comme étant une plante médicinale (renseignez-vous). Attention : totalement déconseillée aux femmes enceintes.


PS : L’ail des ours ne connaît aucune contre-indication thérapeutique… je trouve ça plutôt étrange. J’ai lu :”Dans la mesure où l’on respecte les doses, il n’y a aucune contre-indication, mais à forte dose, la consommation d’ail des ours peut entraîner des irritations gastriques. Comme l’ail cultivé, l’ail des ours allonge le temps de coagulation: peut donc interférer avec des traitements anticoagulants – LIRE ICI).