Se chauffer au bois? Oui, mais…

Débrouille – Se chauffer : Avant toute chose, je dirais qu’il faut juste se dire que si le bois avait été le top du top… les chaudières au gaz ou au fioul avec un système de radiateurs ne se seraient jamais vendus…

Comprenons donc par cette petite phrase que le chauffage au bois possède quelques désavantages aussi.

Bien entendu, les nouveaux poêles au bois, aux granulés, aux… fonctionnent fort bien (PAS TOUT SEUL, mais fort bien), mais ici – dans cet article – on parle de frugalité, de survie et donc de l’utilisation d’un poêle identique à celui de nos grands-mères…

Et Puis? Et puis, il faut savoir qu’un poêle à bois simplex :

– Ne diffuse pas la chaleur très loin de lui… (à 1 m vous avez trop chaud, à 3 mètres trop froid, en somme)

  • doit se recharger… (parfois toutes les 45 min – à savoir une bûche de bois sec tient 01h30 dans le meilleur des cas)
  • doit se vider (un aspirateur à cendres peut vous aider – 40 euros)
  • doit être surveillé (il existe des petits appareils qui font très bien le job et pas trop chers – 30 euros)
  • ne peut pas être programmé
  • s’éteint la nuit (il existe des bûches de nuit qui permettent de faire la transition jour-nuit, mais ça coûte des sous)

Mais avant ça, le bois :

– Il faut aller le chercher et le transporter
– Il faut avoir fait ramoner votre conduit (il existe des bûches dites chimiques pour ramoner mais ce n’est pas la meilleure manière de procéder)
– Il faut le stocker (ça prend de la place – 5 à 7 stères, c’est la norme pour un hiver)
– Il faut savoir fendre le bois et donc avoir de bons outils (sinon, c’est galère, les Gens!)
– Il faut le transporter de l’endroit de stockage jusqu’au poêle (qu’il neige, qu’il pleuve…)
– Il faut rentrer vos 5/6 bûches…  24 heures avant la flambée (il en faut souvent deux … de flambée)
– Il faut souvent nettoyer après devant le poêle, l’insert, la cheminée…
– Ensuite, il faut l’allumer… et il y a des jours comme ça où le feu ne veut pas prendre…à cinq heures du mat…

Il existe des chaudières à bois qui se chargent automatiquement durant quelques jours et qui sont vraiment performantes. Mais la performance vaut dans les 20.000 euros pour moins de 100 m². Ben oui, ben oui…

Soit, la survie, je vous l’ai dit, ce n’est pas confortable…mais, un humain averti en vaut deux et l’avantage : c’est le plaisir des flammes.

Image extraite du livre "Revivre à la Campagne" de John Seymour

Il faut bien choisir son poêle…

Pour diminuer un maximum de désavantages, il existe des petites astuces et beaucoup de documentation que je vous conseille de lire, pour :

– Choisir l’emplacement du poêle avec soin, sa puissance et tenter de trouver un poêle qui peut tout brûler (puisque nous sommes dans une idée de survie).
– Les parois/murs de séparation peuvent devenir vos ennemis… (Une pièce chauffée et le reste gla-gla, en somme)
– Prévoir un système pour transférer la chaleur (une grille, un système ondol).  Certains poêles chauffent de l’eau qui circule (le poêle devient chaudière)
– Les grandes pièces sont vos ennemies (même lorsqu’on a un chauffage performant)
– Isoler le trou de la cheminée au mieux
– Organiser le circuit d’air au mieux
– A l’intérieur (si pas de place à l’extérieur) … prévoir des huches de 2m sur 2m pour y caser facilement chaque stère proprement
– Isoler

CONSEIL :  Prenez le temps d’apprendre et de bien comprendre avant d’acheter quoi que ce soit… lisez les commentaires des utilisateurs aussi.

Amitiés!