CHERCHEZ L’ERREUR : L’achat en vrac : économique? écologique? une panacée? Hum….

achats en vrac

Pour la santé : En Europe, nous venons de vivre plusieurs dizaines d’années de sécurité alimentaire…

Et alors? Eh bien, c’est sur cette règle largement admise que nous réfléchissons aujourd’hui en allant dans n’importe quel magasin et donc en faisant nos courses.

Et alors? J’aimerais vous parler de l’achat en vrac qui existait, il y a long et qu’on a remplacé par des produits emballés parce qu’il y avait UNE RAISON. Oui, il y a plusieurs fonctions à l’emballage… dont le fait de : protéger, transporter et informer.

Pourquoi cet article? Parce que la règle a changé! Les vendeurs dans nos pays ont changé; qu’il faut faire très attention car même vos commerçants habituels ne connaissent pas le tiers de leurs fournisseurs, peut-on lire sur le net

Mais aussi, parce que  :

  • PAS de date de péremption (DLC, etc…)
  • PAS d’étiquetage reprenant les ingrédients
  • PAS de sécurité pour la personne allergique
  • PAS de lecture en braille
  • PAS de traçabilité
  • PAS de possibilité de se retourner contre un fournisseur dont on ne connaît pas la provenance.
  • PAS de sécurité alimentaire : humidité – corrosion – projections – dépôts – fraîcheur.
  • Le vrac n’est pas souvent couvert… du coup, quid de la poussière et du reste (une personne passe, éternue…)
  • Les enfants ont-ils envie de mettre les mains dedans, dessus… et les grands? (L’emballage doit garantir l’inviolabilité avant achat (tamper evidence en anglais))
  • Les seuls produits dont vous connaissez les ingrédients sont ceux que vous fabriquez vous-même… pour vous-même et dont vous prenez alors l’entière responsabilité…

      Les produits artisanaux ne sont pas nécessairement sûrs non plus…

N’oublions pas que :

Les mentions ou expressions réglementées doivent être écrites sur le produit :

a) « biologique » : produits issus du mode de production biologique et certifiés par un organisme de contrôle agréé

b) « pur » : terme limité à certains produits (pur jus, pur porc)

c) « campagne », « fermier », « paysan » : attention à la prise en compte du caractère fermier lié à l’exploitation agricole

d) « artisanal » : produit qui doit être fabriqué par un artisan, inscrit au registre des métiers

e) « maison » ou « fait maison » : le produit est préparé de manière non industrielle, sur le lieu de vente

f) « à l’ancienne », « traditionnel » : produit fabriqué selon des usages anciens répertoriés. Pas d’additifs

g) « naturel » : produit non transformé, non traité, tel qu’on le trouve à l’état naturel

h) « du terroir » : signifie l’utilisation de matières premières obtenues à partir de procédés de fabrication, issues d’une aire géographique restreinte. Privilégier l’origine géographique ou le terme « fermier » (existence d’un circuit intégré à la ferme, préparations devant être réalisées suivant des méthodes de production traditionnelles avec des ingrédients provenant principalement de l’exploitation). SRC

En conclusion : En acceptant le vrac (qu’il y a peu encore, je vantais (LIRE ICI)), nous acceptons implicitement que les fournisseurs ne donnent plus les informations sur les produits qu’ils vendent… Nous prenons des risques inconsidérés. Et nous remettons en question des années de réflexion sur le sujet qui ont abouti à l’emballage systématique des aliments et des produits d’hygiène (le “trop emballé” n’est pas le sujet de cet article) 

Bref, à vous de voir! A vous de savoir!


Pour aller plus loin  :

Attention, nous n’avons pas lu ce livre là…

  • oui pour certaines choses comme les savons dont on ne connaît pas la provenance, vaut mieux un emballage, mais pour les légumes comme pour les fruits je ne suis pas trop d’accord, enfin surtout par chez moi, ça cache souvent des produits peu frais ou carrément pourris.
    Un petit exemple, l’autre jour j’ai acheté un de ces paquet tout préparé pour faire de la soupe, et en bio, et dedans, sous les légumes il y a en avait qui étaient tout écrasés et plus du tout consommables, et pourtant la date de cueillette était très proche.
    Si j’avais pu acheter les légumes en vrac j’aurais pris les frais et pas ce paquet même étiqueté!
    Pour les bananes c’est pareil, et puis s’il y a des araignées, l’emballage ne va pas les empêcher, au contraire ils vont rester dedans et se retrouver chez nous au lieu de disparaître là où ils sont entreposés. Et puis acheter un sac alors qu’on n’a besoin que de 2 ou 3 bananes, ce n’est pas très pratique pour les gens qui vivent seuls, à la fin si ce n’est pas mangé ça fini à la poubelle et ce n’est pas très écolo

    sophiaparamount 24 janvier 2018 13 h 57 min Répondre
    • Pas faux du tout. Et donc, pour les produits non préparés et simplex… pas d’emballage – pour les produits complexes…un emballage :) Merci pour ce commentaire!

      L'Humanosphère 24 janvier 2018 14 h 25 min Répondre
  • On achète bien des légumes en vrac dans les magasins, les grandes surfaces ou sur les marchés, sait-on toujours d’où ils viennent???
    A partir du moment où ce ne sont pas des produits transformés, il n’y a pas besoin de savoir la composition. Juste savoir d’où ça vient, et à la rigueur le mode de culture est suffisant. Pourquoi ne pas demander au marchand de le signaler sur l’étiquette du produit et sur la souche en caisse??

    sophiaparamount 24 janvier 2018 11 h 19 min Répondre
    • Bonjour Sophia, Vous avez répondu vous-même à la question… En effet, un fenouil est un fenouil… Mais un savon est un mélange de composés dont nous devrions connaître le nom. Il y a des personnes allergiques à l’huile de coco, au curcuma, au lait, au ….
      Et donc, je suis bien d’accord avec vous, il faut étiqueter et parfois, même pour les légumes, il vaut mieux emballer… (on voit ça sur les bananes). Les produits exotiques peuvent porter des araignées, des insectes…aussi. Amitiés!

      L'Humanosphère 24 janvier 2018 12 h 59 min Répondre
  • Très bon point de réflexion !

    Même en vrac il est utile de se renseigner sur les produits. Dans certains magasins, tous les produits en vrac sont référencés quelque part, permettant la traçabilité et suivre la provenance. Dans les marchés ou autres, le plus “simple” est d’acheter à la source même… et de poser des questions !

    Après concernant le fait qu’il y est des poussières ou autre et que ce ne soit plus stérile, je pense que cela peut aussi contribuer à l’augmentation des défenses immunitaires… C’est pas très mauvais de se prendre des microbes avec parcimonie et si le corps peut le supporter ! Pour les santés fragiles ça peut-être plus grave (mais on peu devenir fragile justement en étant justement dans un environnement trop stérile ! Alala)

    Batmania 23 janvier 2018 14 h 46 min Répondre
    • Merci pour cet excellent commentaire ! En effet, d’ailleurs j’ajoute aussi que les vendeurs en vrac ne sont pas nécessairement des escrocs ou des gens qui vous veulent du mal, dac?
      Pour le reste : Nous ne disons pas cela, hein?. On peut se renseigner, c’est vrai… mais votre système n’est pas opti parce que si il n’y a qu’une vendeuse, par exemple et qu’elle sert une autre personne…on aura envie de partir ou d’acheter avant de se renseigner. Je pense que l’étiquetage a été fort bien réfléchi. On retourne l’objet dans tous les sens, on lit, on sait, on achète ou non.
      Je ne vante pas les mérites et la nocivité des emballages en plastique et le gâchis d’emballage et vous avez raison, nous nous immuniserons… mais pas tout de suite… ça prend de longues longues années. En attendant, il faut réfléchir avant d’acheter et savoir ce que l’on fait.
      Ce n’est pas simple, car personne ne peut tout savoir et Nous ne sommes pas non plus incapables de commettre des erreurs…
      Merci en tous les cas d’ouvrir un peu la question et pour vos réflexions qui valent beaucoup! Merci pour nous tous!

      L'Humanosphère 23 janvier 2018 15 h 30 min Répondre

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